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Octroi de contrats : ExpoCité de nouveau montré du doigt

04/09/2013 06:05 EDT | Actualisé 04/11/2013 05:12 EST

Un autre entrepreneur soutient que des irrégularités sont survenues dans l'octroi de contrats chez ExpoCité.

L'entrepreneur La Capitale en Fête affirme que le processus d'appel d'offres a été modifié pour donner un avantage à son concurrent.

David Champoux, copropriétaire de l'entreprise qui œuvre dans le domaine des jeux et du divertissement, a porté plainte, mais attend toujours que la Ville de Québec intervienne.

« Les appels d'offres d'ExpoCité, je vais vous dire, je ne suis plus vraiment intéressé de répondre à ça parce que c'est tout le temps des appels d'offres qui sont faits en fonction d'avoir un seul fournisseur », dit David Champoux.

Son entreprise a pourtant décroché un premier contrat en 2004 pour fournir les jeux gonflables à Expo-Québec.

David Champoux soutient qu'après avoir obtenu le contrat, l'entreprise a reçu par télécopie une demande de commandite pour la fête de Noël d'Expo-Cité. « Mais notre entreprise, on n'embarque pas vraiment dans les commandites de comité social », affirme M. Champoux.

Il affirme que les choses se sont compliquées par la suite.

Selon David Champoux, ExpoCité manoeuvre depuis plusieurs années pour écarter la concurrence. Il donne en exemple un lancement d'appel d'offres à la dernière minute.

« Dans notre domaine, c'est vraiment pointu, puis on sait très bien que ça se "booke" en janvier, février et même parfois un an d'avance. Donc, ExpoCité qui demande des équipements au mois de juillet pour le mois d'août sait très bien que la majorité des compagnies ont réservé ces équipements-là ailleurs », relate par exemple M. Champoux.

David Champoux se garde bien de nommer son concurrent. II s'agit néanmoins de Proludik qui a décroché la plupart des contrats avec ExpoCité au cours des dernières années.

Le propriétaire de La Capitale en Fête a porté plainte au vérificateur général de la Ville en décembre dernier. Il n'a pas eu de nouvelle à la suite de l'enquête.

David Champoux songe à prendre des mesures juridiques pour obtenir réparation.

La semaine dernière, une autre entreprise, Piranha a intenté une poursuite de 170 000 $ contre la Ville de Québec, se disant lésée par l'octroi d'un contrat par ExpoCité.

D'après un reportage de Yannick Bergeron

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