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L'écart se creuse dans l'Association américaine

04/09/2013 01:31 EDT | Actualisé 03/11/2013 05:12 EST

Huit équipes ont remporté le Super Bowl deux années de suite. Avant de songer à être couronnés de nouveau, les Ravens de Baltimore devront éviter les pièges de l'Association américaine (AFC).

La saison 2013 de la NFL commence dès jeudi soir avec un match entre les champions du Super Bowl, les Ravens de Baltimore, et les Broncos de Denver. Radio-Canada Sports vous offre pour l'occasion un tour d'horizon de la NFL en deux parties, mardi (NFC) et mercredi (AFC).

C'est avec une défense renouvelée (7 des 11 partants ont quitté la formation) que les champions de la NFL amorceront la saison.

Loin d'être une calamité, les départs des maraudeurs Ed Reed et Bernard Pollard, et des secondeurs Paul Kruger et de Ray Lewis ont été pour la direction des Ravens l'occasion de rajeunir une défense vieillissante et moyenne l'an dernier (17e contre la passe, 20e contre la course).

En attaque, Joe Flacco a été richement récompensé pour ses séries sans faute (11 touchés, aucune interception) avec une prolongation de contrat de 6 ans et 120 millions de dollars. La nomination de l'ancien pilote des Colts Jim Caldwell comme coordonnateur à l'attaque au début du mois de décembre n'est pas étrangère au succès du quart ni à la victoire finale de l'équipe.

Même avec des inconnues en défense, Baltimore ne devrait pas subir le même sort que les Giants de New York, qui ont raté les séries l'an dernier après avoir gagner le Super Bowl en 2012.

Les suspects habituels

Les plus sérieux prétendants au championnat de l'Américaine seront cependant les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Broncos de Denver.

Aussi longtemps que Tom Brady et Peyton Manning seront à la tête de leur formation respective, elles aspireront aux grands honneurs, malgré de sérieux points d'interrogation à des postes-clés pour chacune des équipes.

Les deux ailiers rapprochés Rob Gronkowski et Aaron Hernandez ne commenceront pas la saison. Gronkowski a subi une opération au dos en juin et n'est pas encore rétabli. Hernandez regardera les matchs des Patriots dans la salle commune d'un pénitencier du Massachusetts.

Brandon Lloyd (911 verges, 4 touchés) a été libéré par l'équipe en mars et le receveur Wes Welker (1354 verges, 6 touchés), a été incapable de s'entendre avec les Patriots avant de signer avec les Broncos.

Manning profitera donc de la cible favorite de Brady ces dernières années, alors que son rival devra se contenter de Danny Amendola, qui n'a joué que 12 matchs lors des 2 dernières saisons en raison de diverses blessures.

C'est en défense que le questionnement est le plus grand pour les Broncos. En plus d'Elvis Dumervil, parti à Baltimore, l'équipe devra se passer des services d'un des joueurs défensifs les plus complets de la ligue en Von Miller (18,5 sacs et 55 plaqués), suspendu pour les six premières rencontres de la saison. La défense de Denver affichera un tout autre visage à son retour.

Mais toutes ces absences ne seront pas suffisantes pour réellement amputer les chances des Broncos (Ouest) et des Patriots (Est) de gagner leurs faibles divisions.

Suspens du nord au sud

Les Texans devraient gagner le championnat de la Division sud pour une troisième année d'affilée, mais ils devront se méfier des Colts d'Indianapolis. Le joueur défensif de l'année en 2012, J.J. Watt, continuera de terrifier les lignes offensives adverses. En attaque, Arian Foster a été surutilisé en 2012 (351 portées pour 1414 v.) et son corps commence à donner des signes de fatigue. Cependant, la ligne offensive texane reste une des meilleures de la ligue. Matt Schaub n'aura aucun problème à trouver, cette année encore, Andre Johnson dans la tertiaire adverse.

Les Colts leur ont soufflé dans le dos l'an dernier. Après une saison de misère en 2011 (2-14) à la suite de la blessure au cou de Peyton Manning, Indianapolis a rebondi avec l'arrivée du 1er choix au repêchage l'an dernier, Andrew Luck. S'il peut toujours avoir la meilleure carrière des quarts choisis la même année que lui, Robert Griffin III et Russell Wilson ont connu une bien meilleure saison recrue. L'équipe, encore jeune, devrait effectuer un léger recul au niveau des victoires cette saison, même si elle s'améliore sur le terrain.

Malgré leurs 11 victoires en 2012 (cette progression de 9 gains est le 2e meilleur sursaut de l'histoire de la NFL), les adversaires des Colts ont marqué 30 points de plus qu'eux... Et Indianapolis a gagné son lot de matchs serrés, surfant sur l'émotion reliée au combat contre le cancer de leur entraîneur Chuck Pagano.

Dans la Division nord, les Bengals de Cincinnati devront avoir l'oeil sur les Steelers de Pittsburgh. Le jeune quart Andy Dalton a mené les siens pour une deuxième année de suite dans les séries. L'attaque des Bengals se nourrit aux attrapés d'A.J. Green. Et le manque de diversité pourrait se retourner contre eux.

La défense est excellente, 5e pour les points accordés l'an dernier. Elle est menée par le puissant plaqueur Geno Atkins, qui a cumulé un nombre impressionnant de sacs (12,5) pour un joueur à sa position en plus de 28 courses arrêtées. Cincinnati a souligné son importance lundi en lui accordant une prolongation de contrat de 5 ans (55 millions de dollars).

Les trouble-fêtes

Les Steelers ont connu une année en deçà de leurs attentes en 2012 avec seulement huit victoires. Ils tâcheront de faire mieux cette saison pour devancer les Bengals et les Ravens, et éviter de rater les séries pour une deuxième saison consécutive (ce qui ne leur est jamais arrivé dans ce millénaire). Ben Roethlisberger devra toutefois faire sans le receveur Mike Wallace, parti à grands frais pour les Dolphins de Miami, tout en espérant que ses porteurs de ballon lui procurent un peu d'aide (26e par la course l'an dernier). Dick Lebeau est toujours à la tête de l'unité défensive, qui elle, s'est classée 1re pour les verges accordées l'an dernier.

Les Chiefs de Kansas City ont connu une saison de misère en 2012 et ont obtenu le 1er choix au total au dernier repêchage. Ils se sont empressés de mettre la main sur le plaqueur offensif Eric Fisher, un monstre de 2,01 m (6 pi 7 po), 140 kg (306 lb), qui aura la charge de protéger un autre 1er choix global : Alex Smith, anciennement des 49ers. Bien du sucre a été cassé sur le dos de Smith depuis son arrivée dans la NFL en 2005, mais il a maintenu une cote d'efficacité supérieure à 80 lors des 4 dernières saisons et de 104 l'an dernier, avant de subir une commotion cérébrale.

Smith, que cela plaise ou non à ses détracteurs, est un bon quart-arrière et fera vite oublier Matt Cassel et Brady Quinn. Jamaal Charles (1509 v. en 2012) offrira une attaque équilibrée aux Chiefs qui, malgré leurs deux victoires, ont envoyé six (six!) joueurs au dernier Pro Bowl. Désormais dirigés par Andy Reid (9 participations aux séries en 14 saisons à la barre des Eagles), une fiche positive et le 2e rang dans la Division ouest sont à leur portée.

Dans l'antichambre de la qualité

Dans l'Est, les Dolphins devraient profiter de la faiblesse des Bills et des Jets pour gonfler leur nombre de victoires. Ryan Tannehill aura une cible de choix en Wallace. Une place en séries est peut-être trop demandée, mais une fiche de ,500 est possible pour l'équipe floridienne.

Comme Tannehill, Brandon Weeden n'a pas été une catastrophe à sa première saison dans la NFL et le quart de 29 ans devrait s'améliorer. Les Browns de Cleveland devraient aussi flirter avec une fiche positive et peut-être éviter une sixième saison perdante de suite. Et ce sera une autre année en dents de scie pour les Chargers de San Diego, qui ont (finalement) mis Norv Turner à la porte la saison dernière, tout en conservant les services de Philip Rivers au poste de quart.

Les Raiders, les Jaguars, les Bills, les Titans et les Jets devront travailler fort pour obtenir ne serait-ce que quatre victoires. Sans quart-arrière digne de ce nom, ces équipes regardent déjà les matchs de football universitaire en espérant y trouver le quart qui les ramènera au-delà du seuil de respectabilité.

Enfin, une seule nouvelle équipe, les Colts d'Indianapolis, s'est qualifiée pour les matchs éliminatoires la saison dernière. Un pareil scénario, où une, voire aucune nouvelle équipe ne participe aux séries d'après-saison est envisageable dans l'AFC.

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