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Éducation à la petite enfance : un enjeu de taille pour la langue française

04/09/2013 06:54 EDT | Actualisé 04/11/2013 05:12 EST

L'enseignement du français dès le plus jeune âge représente un défi crucial pour conserver la langue de Molière partout au Canada, ont entendu mercredi les ministres provinciaux et territoriaux responsables de la francophonie.

Ils participent à Winnipeg à la 18e conférence ministérielle sur la francophonie canadienne.

« Si les jeunes francophones n'ont pas dès le jeune âge accès à des services en français, et bien, ils risquent d'aller à l'école primaire en anglais », avance Alexandre Cloutier, le ministre québécois délégué à la Francophonie canadienne.

Michel Boivin, professeur titulaire à l'École de psychologie de l'Université Laval, note qu'il s'agit d'un investissement à long terme : « Ce n'est pas uniquement efficace pour l'enfant, mais aussi pour la société, c'est-à-dire que les dollars investis à la petite enfance rapporteront. »

Au cours de cette réunion, les ministres ont partagé leurs expériences en matière d'éducation à la petite enfance.

Le Manitoba mise pour sa part également sur le sentiment d'appartenance à la communauté franco-manitobaine.

Greg Selinger, son premier ministre, rappelle que la province réussit à transmettre l'héritage francophone de cette manière.

L'Ontario vante quant à lui son système d'apprentissage à temps plein dès l'âge de quatre ans dans les communautés francophones, en vigueur depuis une dizaine d'années.

« On remarque aussi chez les francophones qu'il y a eu moins de décrochages scolaires, de meilleures réussites et aussi beaucoup de jeunes per capita qui vont aller aux études postsecondaires », soutient Madeleine Meilleure, la ministre ontarienne déléguée aux Affaires francophones.

L'immigration francophone est également au programme de cette rencontre.

D'après les informations recueillies par Mathieu Simard.

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