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Rentrée du Canadien de Montréal : sans capitaine ni moustache (VIDÉO)

03/09/2013 02:47 EDT | Actualisé 03/11/2013 05:12 EST

Les jeunes attaquants du Canadien pourraient obtenir une audition au-delà du simple camp d'entraînement cet automne.

Un texte de Guillaume Lefrançois

Le Tricolore pourrait amorcer la saison avec deux attaquants à l'infirmerie. Le directeur général de l'équipe, Marc Bergevin, en a fait l'annonce mardi, au tournoi de golf annuel du CH, au Club Laval-sur-le-Lac.

D'une part, le capitaine du Canadien, Brian Gionta, attend toujours d'obtenir l'avis du médecin. D'autre part, le fier-à-bras George Parros continue à se remettre d'une opération à la coiffe du rotateur, subie à la fin mai.

Gionta, rappelons-le, avait subi, lors des dernières séries, sa deuxième déchirure à un biceps en à peine plus d'un an. Il avait été opéré le 10 mai.

« Immédiatement après l'opération, ça me semblait moins douloureux. En général, je me sens mieux », a dit le capitaine, en comparaison avec sa blessure de 2012.

On parle généralement de quatre mois de convalescence pour le type de blessure subie par Gionta, ce qui le mènerait à la mi-septembre. Dans l'intervalle, le numéro 21 met toutes les chances de son côté.

« J'ai fait tous mes exercices de jambes et pour un bras (le droit) tout l'été et j'entraîne mon bras blessé (le gauche) depuis trois semaines. »

Une fois en santé, Gionta devra composer avec un autre obstacle, pas médical cette fois : le fait d'écouler la dernière année de son contrat sans avoir en poche une entente pour la prochaine saison. Il avait vécu une situation identique au New Jersey en 2008-2009, et avait finalement pris la route de Montréal une fois l'été venu.

« Je suis déjà passé par là, donc ce n'est pas nouveau. Tu dois jouer et si des discussions ont lieu, c'est tant mieux », a-t-il laissé tomber.

Quant à Parros, il n'a pas exclu la possibilité qu'il rate le début de la saison. Le Canadien disputera son premier match le 1er octobre, à Montréal, contre les Maple Leafs.

« On ne sait pas encore, ça dépendra de comment mon épaule va répondre à la rééducation. Ça va bien jusqu'ici. Le but est de commencer la saison à temps, on n'est juste pas sûr si ça arrivera. »

Onze attaquants

C'est donc dire que pour l'instant, le CH compte sur 11 attaquants en santé au sein de sa formation principale. Cette liste n'inclut toutefois pas Gabriel Dumont, rappelé pour 10 matchs (plus trois en séries) en 2013.

Pour de jeunes espoirs de l'organisation, il pourrait s'agir d'une chance d'impressionner la direction et de gagner des points. Et au septième étage du Centre Bell, Marc Bergevin n'attend que ça.

« Quand on regarde le portrait d'ensemble, on pense qu'il n'y a pas de place pour les jeunes, a expliqué le DG. Ce que je dis aux jeunes, c'est : faites-en de la place, montrez-moi que vous êtes capables de jouer ici et je vais en faire de la place. Mettez-nous dans une situation difficile. »

Surplus au centre

Au centre cependant, on est loin de parler d'une pénurie. Les trois premiers centres de la dernière saison, Tomas Plekanec, Lars Eller et David Desharnais, sont tous trois en santé.

« C'est toujours bon d'avoir des centres, a rappelé l'entraîneur-chef, Michel Therrien. J'ai toujours cru que c'est plus facile pour un centre de jouer à l'aile. Pour l'ailier, c'est plus difficile de jouer au centre. On arrive avec l'esprit ouvert. J'ai une maudite bonne idée d'où je m'en vais, mais on va laisser le camp aller pour voir si une chimie s'installe entre certains joueurs. »

Alex Galchenyuk, étiqueté comme un centre à long terme, pourrait donc poursuivre son apprentissage à l'aile. Daniel Brière, lui aussi un centre de métier, pourrait également passer d'une position à l'autre, comme il le faisait à Philadelphie.

« Jouer au centre, c'est beaucoup de responsabilités, a mentionné Therrien au sujet de Galchenyuk. Tu dois être bon dans les deux sens, bon en défense. L'apprentissage est plus facile à l'aile, et il faut penser à la confiance du joueur. C'est très rare, les centres de 18-19 ans dans la LNH. Le temps va nous le dire. Ça peut prendre un mois, un an, deux ans. C'est avec ses performances qu'on va le voir. On est très conscients qu'il sera centre plus tard dans sa carrière. »

À noter

Tomas Plekanec et Davis Drewwiske étaient les deux seuls joueurs absents. Les deux étaient retenus pour des raisons familiales.

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