POLITIQUE

Québec investit 173 millions $ pour un complexe des sciences de l'UdeM

03/09/2013 02:31 EDT | Actualisé 03/11/2013 05:12 EST
Agence QMI

MONTRÉAL - Le gouvernement Marois accorde plus de 173 millions $ pour aider à la construction du Complexe des sciences de l'Université de Montréal, qui devrait voir le jour en 2018 si tout se déroule comme prévu.

La première ministre Pauline Marois en a fait l'annonce, mardi, sur le terrain de l'ancienne gare de triage d'Outremont, où doivent débuter les travaux du projet évalué à 350 millions $.

Cette dernière a estimé qu'il s'agissait d'un «investissement historique».

«C'est le plus important (investissement) jamais octroyé par le ministère de l'Enseignement supérieur à un projet immobilier», a-t-elle souligné.

Les départements de chimie, physique, sciences biologiques et de géographie seront regroupés au sein du pavillon des sciences. Le projet prévoit également la construction d'une autre unité d'enseignement, d'une bibliothèque ainsi que d'un stationnement.

Du montant débloqué par Québec, 92,3 millions $ iront aux espaces d'enseignements et 81,1 millions $ seront consacrés aux espaces de recherche.

Le plan d'ensemble du secteur prévoit également des espaces résidentiels, «quatre parcs ainsi qu'une esplanade bordée d'arbres», selon les responsables du projet.

Mme Marois a assuré qu'il y aurait des logements sociaux et abordables. «On parle de 30 pour cent de l'ensemble du parc immobilier qui serait réservé à du logement social ou à prix abordable», a souligné la première ministre.

La construction du complexe, qui doit s'étaler sur trois ans, devrait entraîner la création de quelque 4600 emplois, a indiqué le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, également présent lors de l'annonce.

Les travaux de décontamination du site, situé à la jonction des quartiers Outremont, Parc-Extension, Mile-End et de la Ville de Mont-Royal, ont déjà été effectués.

En ce qui a trait à la voie ferrée exploitée par le Canadien Pacifique, qui se trouve à proximité du projet, elle sera déplacée vers le nord, en plus de subir une cure de rajeunissement au cours de la prochaine année afin de créer de l'espace.

Dans la foulée de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, la première ministre a assuré que son gouvernement avait pris les précautions nécessaires quant au transport ferroviaire dans ce secteur.

«Nous avons déjà fait des représentations auprès d'Ottawa pour qu'on resserre ces éléments-là, a expliqué Mme Marois. Il y a aussi des règles très strictes en matière de vitesse sur les voies. Je suis rassurée.»

De son côté, le recteur de l'Université de Montréal, Guy Breton, a salué l'investissement du gouvernement Marois, affirmant que le projet du Complexe des sciences était nécessaire.

«Ça craque un peu, a observé M. Breton. Nos 65 000 étudiants manquent un peu d'espace.»

Il a aussi expliqué pourquoi l'Université de Montréal a choisi de ne pas construire sur le Mont-Royal.

«Nous avons pris cet engagement de préserver la montagne, a dit le recteur. On fait donc une pierre deux coups. Nous allons préserver le Mont-Royal et on va donner à la ville un quartier.»

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a quant à elle salué la décision de Québec d'investir dans ce projet.

Par voie de communiqué, son président et chef de la direction, Michel Leblanc, a estimé que le Complexe des sciences, une fois ouvert, regroupera quelque 1600 professeurs, chercheurs, membres du personnel et étudiants.

Le ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée, le maire intérimaire de Montréal, Laurent Blanchard, les députés d'Outremont au niveau fédéral et provincial, le néo-démocrate Thomas Mulcair et le libéral Raymond Bachand, étaient sur place.

Plusieurs autres intervenants du milieu universitaire montréalais ont également assisté à l'annonce.

Plus tôt dans la journée, Mme Marois s'était déplacée à l'Université de Montréal afin de s'adresser à quelques centaines d'étudiants du département de science politique.

L'allocution de la première ministre portait sur l'importance des études universitaires.

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