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Mines : Richard Desjardins demande une aire protégée

03/09/2013 04:35 EDT | Actualisé 02/11/2013 05:12 EDT

L'auteur-compositeur-interprète Richard Desjardins propose de créer une aire protégée de 1200 kilomètres carrés autour du lac Kanasuta à Rouyn-Noranda.

C'est l'un des points présentés mardi par l'Action boréale en Abitibi-Témiscamingue, un organisme écologiste dont Richard Desjardins est le vice-président, devant la commission parlementaire qui se penche sur la réforme de la Loi sur les mines.

Richard Desjardins estime que ce territoire doit être protégé, notamment pour sa valeur archéologique. « Ce que nous sommes en train de penser, c'est d'instaurer là où il y a la ligne de partage des eaux un centre d'interprétation archéohistorique », a-t-il fait savoir.

Il soutient également que les compagnies minières qui détiennent des concessions dans ce secteur bloquent d'autres projets de développement ou de conservation sur le territoire. M. Desjardins a donné l'exemple de la Ville de Rouyn-Noranda, qui a été incapable de prendre de l'expansion puisqu'une entreprise d'exploration minière contrôlait le territoire où elle voulait construire ses infrastructures.

« On n'est pas contre l'industrie minière, on sait bien de quoi a été fait notre pays, mais l'emprise totale on est contre », a-t-il soutenu.

Le chanteur a par ailleurs déploré que les sources d'eau potable des villes de Val-d'Or et de Rouyn-Noranda soient situées sur des territoires qui sont également sous l'emprise d'entreprises d'exploration minière.

Richard Desjardins demande donc au gouvernement du Québec de restreindre le pouvoir de l'industrie. « Ouvrez la possibilité de déclaimer, quand il y a des valeurs aussi, sinon plus importantes, qu'une valeur minérale », fait-il valoir.

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a affirmé que le projet de loi prévoit déjà des dispositions concernant les titres d'exploration en dormance.

Elle a par ailleurs rappelé que le gouvernement Marois, minoritaire à l'Assemblée nationale, aura besoin de l'appui de l'opposition pour adopter ce projet de loi.

Le député libéral Jean D'Amour a notamment exprimé sa sensibilité concernant la protection des sources d'eau potable contre le développement minier, tandis que le député de la Coalition avenir Québec François Bonnardel s'est inquiété des coûts pour l'État si des entreprises acceptent de céder leurs droits d'exploration.

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