Mardi 3 septembre, c'est la rentrée scolaire. L'occasion pour les parents de stresser un peu: le professeur sera-t-il bon? Quant aux élèves, ils auront tout le loisir de jauger leurs professeurs.

Et justement, s'il y a bien une chose que les élèves savent faire, c'est juger leurs enseignants, souvent rien qu'au physique et aux mimiques. Mais de l'autre côté du miroir, les enseignants ne sont pas dupes et ont aussi leurs petites astuces pour ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Il y a le prof d'histoire-géo et son inénarrable veste beige à coudière. Le prof de mathématiques, et ses grosses lunettes de génie incompris. La prof de français et son gilet mauve-psychanalyste... Il y a surtout beaucoup de clichés, mais aussi une question.

Dans une profession où plus d'une trentaine d'élèves vous jaugent en quelques minutes à peine, le jour de la rentrée comment s'habiller? Si les élèves choisissent les vêtements qu'ils veulent porter, les enseignants aussi ont la voie libre, à un détail près: la moindre erreur peut leur être fatale.

Alors que faire? Faut-il la jouer à la coule et ne rien changer, ou au contraire bien choisir ses vêtements pour endosser ce nouveau rôle? Le HuffPost a posé la question à plusieurs enseignants. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a sujet à discussion.

Tenue propre ou souliers de course?

"Je me rappelle un prof qui était venu nous faire un cours, et qui était venu en complet", raconte Tiphaine, professeur de lettres dans un collège parisien, "C'était sa 'tenue de travail'", nous avait-il annoncé (à nous, étudiants débraillés). "Il avait parlé alors d'une question de respect vis à vis des élèves. A l'époque j'avais trouvé ça assez ringard, mais aujourd'hui je vois mieux ce qu'il entendait par là : l'habit fait le professeur."

L'habit fait le professeur? L'idée fait débat. "Ne vous habillez pas comme vos étudiants, ne portez pas de souliers de courses, tels sont les rares conseils que l'on nous donne. Dans certains collèges il y a tellement de diversité entre les élèves mais aussi entre les professeurs qu'il ne faut pas se forcer," affirme Jade, professeur d'anglais dans un collège francilien.

L'épineuse question des accessoires

De nombreux arguments militent néanmoins pour une tenue plus classique. "D'une part, un costume, ou une tenue élégante assied naturellement votre autorité. Deuxièmement, les élèves sont impitoyables : ils vous regardent et vous détaillent pendant une heure, rien ne leur échappe. Autant ne pas leur donner de grain à moudre en osant des excentricités," explique Tiphaine.

Sa principale fantaisie? "Un rouge à lèvres bien franc. Sinon j'essaie de jouer la sobriété." Reste alors l'épineuse question du sac. Faut-il porter un sac à dos au risque d'être pris pour un élève, ou un cartable synonyme d'appartenance au corps enseignant? Jade confie avoir opté pour un sac en cuir, typique du prof.

Mais le plus important, "c'est l'attitude," ajoute Tiphaine: "ferme, voire autoritaire (quitte à s'assouplir après) et avoir l'air très bien organisé." Même si elle concède que c'est "plus facile à dire qu'à faire".

5 idées pour aider les parents à l'école:

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  • Aider les parents à suivre

    Aux<strong> Etats-Unis</strong> les <strong>Parent Academy Programs</strong> sont des cours de mise à niveau dans diverses matières ainsi que sur le fonctionnement du système scolaire. Ils sont proposés aux parents dans l'école fréquentée par leurs enfants afin de répondre aux besoins de parents qui peuvent avoir besoin d'aide pour mieux les accompagner dans leur scolarité.

  • De l'aide à domicile pour... les parents

    En <strong>Israël</strong>, également pour aider les parents à mieux soutenir leurs enfants dans leur scolarité, des <strong>parents-formateurs</strong> viennent par ailleurs aux domiciles des parents pour leur donner des conseils, proposer des exercices pratiques d'apprentissage à réaliser avec leurs enfants etc. dans le cadre du programme HIPPY. L'avantage de ces parentsformateurs est aussi de mettre en confiance les parents, de les mettre plus à l'aise.

  • Créer du lien autour de la lecture

    Proposer des activités ludiques en marge de la scolarité qui permettent aux parents et à leurs enfants de développer leurs liens, tout en étant l'occasion de conseils et d'échanges entre parents, est un autre exemple de soutien à la parentalité pertinent. Ainsi, au <strong>Québec</strong>, des écoles organisent des «<strong> Soirées de gars</strong> » où seuls les pères accompagnés de leurs fils sont invités à se retrouver autours d'activités de lecture.

  • Des centres de documentation pour les parents

    Pour faciliter l'accès aux initiatives de soutien, des écoles américaines mettent en place dans leurs locaux des <strong>Family Resource Centers</strong> (bureaux des parents) où les parents peuvent demander conseils et être orientés vers des services plus spécialisés. Également pour faciliter l'accès, et également aux<strong> États-Unis</strong>, des <strong>entreprises </strong>proposent à leurs employés des<strong> programmes de soutien à la parentalité</strong> lors de leur pause-déjeuner (Talking Parents, Healthy Teens).

  • Former le personnel encadrant à répondre aux parents

    Des pays comme le <strong>Danemark </strong>ont plutôt choisi de former les personnels des services de santé et d'éducation pour que ceux-ci puissent répondre aux questions des parents en matière de parentalité. D'autres initiatives, comme celle de la Ville de Toronto (Toronto First Duty), au Canada, ou comme le Harlem Children's Zone aux États-Unis, regroupent dans des centres, de façon très intégrées, plusieurs services destinés aux familles comme les services de garde, d'éducation, de soutien à la parentalité, de santé etc.

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