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Lee Bonneau, 6 ans, a été tué par un garçon de moins de 12 ans, selon la GRC

03/09/2013 04:22 EDT | Actualisé 02/11/2013 05:12 EDT
GRC

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a confirmé lors d'une conférence de presse mardi qu'un enfant de moins de 12 ans est selon elle responsable de l'homicide du jeune garçon de six ans, Lee Bonneau. Le drame s'est produit dans la réserve indienne de Kahkewistahaw en Saskatchewan le 21 août dernier.

Le suspect a agi seul et ne connaissait pas la victime, selon la police.

L'enfant de moins de 12 ans était connu des services policiers par l'intermédiaire de l'école, mais aucun autre détail à ce sujet ne peut être révélé, car l'anonymat du suspect pourrait être compromis.

L'enfant est évalué et sous la garde des services sociaux, selon la sous-ministre adjointe des Services sociaux, Andrea Brittin.

« C'est un enfant qui a besoin de protection et c'est de notre responsabilité de s'assurer qu'il reçoit les traitements dont il a besoin. » — Andrea Brittin, sous-ministre adjointe des Services sociaux.

Le ministère s'occupera de sa réadaptation puisque le suspect n'a pas encore 12 ans, l'âge de la responsabilité criminelle.

Si les services sociaux venaient à confirmer la responsabilité de l'enfant dans l'homicide, le suspect deviendrait un des plus jeunes meurtriers de l'histoire canadienne. Il ne peut cependant pas être tenu criminellement responsable en raison de son jeune âge.

Une enquête a toujours cours pour déterminer les circonstances de l'événement.

« C'est un cas unique. Peut-être que nous ne trouverons jamais la réponse » — Larry Brost, sergent de la GRC.

Rappel des faits

Lee Allan Bonneau a été vu vivant pour la dernière fois alors qu'il jouait avec des chiens à l'extérieur du centre communautaire de la réserve.

Sa mère d'accueil n'arrivant pas à le retrouver, plusieurs personnes se sont mises à sa recherche et il a été découvert 90 minutes plus tard, blessé à la tête, près d'une limite forestière.

L'enfant a été amené d'urgence à l'hôpital de Broadview, où les médecins ont constaté son décès.

Le suspect a quant à lui été retrouvé avec du sang sur ses vêtements.

Une histoire qui suscite de nombreuses réactions

Lors de la conférence de presse mardi, le chef de la Première Nation Kahkewistahaw a dénoncé le manque de soutien psychologique, soutenant que cela a contribué au crime.

Le drame a déjà fait réagir bon nombre de Saskatchewanais en fin de semaine dernière.