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Syrie: au tour de la France de présenter son dossier à charge

02/09/2013 01:48 EDT | Actualisé 02/11/2013 05:12 EDT
AFP

PARIS - Les services de renseignement français estiment que le régime syrien a lancé une attaque impliquant «un usage massif d'agents chimiques» le 21 août et qu'il pourrait mener d'autres frappes du même genre dans l'avenir.

Le gouvernement français a publié lundi, sur son site Internet, un résumé de neuf pages d'un rapport des services de renseignement portant sur le programme syrien d'armes chimiques. Le document affirme qu'au moins 281 décès peuvent être attribués à l'attaque chimique du mois d'août dans la région de Damas.

Le rapport s'appuie en partie sur des dizaines de vidéos recueillies par les services de renseignement français.

Le résumé affirme que «l'analyse des renseignements que nous possédons aujourd'hui nous permet d'estimer que le 21 août 2013, le gouvernement syrien a lancé une attaque dans certaines régions de la banlieue de Damas tenues par des unités de l'opposition, impliquant des moyens conventionnels et l'usage massif d'armes chimiques».

Le président français, François Hollande, a publiquement appuyé l'idée de mener des frappes militaires contre le régime syrien en représailles à l'attaque chimique.

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a rencontré lundi des députés, le ministre de la Défense et le ministre des Affaires étrangères pour discuter de la situation en Syrie.

La France est «déterminée à agir face à l'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad et à le dissuader d'en faire usage de nouveau», a déclaré M. Ayrault après la rencontre.

Le premier ministre a toutefois indiqué que la France n'agirait pas seule et que le président Hollande continuait de tenter de former une coalition aussi rapidement que possible.

Le document des services de renseignement affirme aussi que l'attaque chimique du 21 août n'est pas la première cette année en Syrie. Le rapport précise que des échantillons d'urine, de sang, de terre et de munitions récoltés par les services de renseignement français dans les régions de Saraqeb et de Jobar confirment que deux attaques chimiques ont eu lieu dans ces localités en avril.

Ces événements «confirment que le régime syrien a délibérément franchi une limite», affirme le rapport. «Nos services ont des informations (...) qui nous laissent croire que d'autres actes de cette nature pourraient se reproduire.»

Le Parlement français doit tenir un débat sur la Syrie mercredi, mais aucun vote n'est prévu. La Constitution française n'oblige pas le président à obtenir l'appui des parlementaires avant de lancer une opération militaire.

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