NOUVELLES

Pharmaciens : les discussions reprennent mardi

01/09/2013 08:24 EDT | Actualisé 01/11/2013 05:12 EDT

Les pourparlers entre le gouvernement du Québec et les pharmaciens propriétaires vont reprendre mardi. Les deux camps ne s'entendent pas sur la rémunération des nouveaux actes qui pourront éventuellement être posés par les pharmaciens.

Les négociations sont rompues depuis jeudi, et des tractations ont eu lieu au cours de la fin de semaine. En principe, les nouvelles règles devaient s'appliquer mardi, mais devant l'impasse, Québec a repoussé leur entrée en vigueur.

La nouvelle Loi sur la pharmacie vise à favoriser un meilleur accès aux soins de santé de première ligne. La loi 41 permettra aux pharmaciens de poser certains gestes traditionnellement réservés aux médecins. Il peut s'agir, par exemple, de prescrire des médicaments pour le traitement de conditions mineures.

Or, le gouvernement doit payer les pharmaciens pour ces actes, mais Québec compte n'en couvrir qu'une partie par l'entremise de l'assurance médicaments, et ce n'est pas tous les Québécois qui y ont accès.

Québec fait aussi face à un autre problème. Si le gouvernement paye les pharmaciens, les omnipraticiens veulent être rémunérés pour les mêmes actes qu'ils assument pour l'instant gratuitement.

L'Ordre des pharmaciens s'impatiente

Déçue de la tournure des événements, la présidente de l'Ordre des pharmaciens du Québec, Diane Lamarre, presse le gouvernement et l'Association des pharmaciens propriétaires de conclure rapidement une entente.

Elle estime que les parties ont une obligation morale envers la population d'arriver à un accord rapidement. Elle ajoute que, chaque jour où la loi n'est pas en vigueur, est un jour de trop où des Québécois attendent encore pour obtenir des soins de santé dont ils ont réellement besoin.

Mme Lamarre rappelle que, lorsque la loi a été adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale en décembre 2011, les députés ont demandé qu'elle entre en vigueur rapidement.

L'Ordre des pharmaciens exhorte les parties à faire les compromis nécessaires pour que la population puisse avoir accès à court terme aux nouveaux services des pharmaciens.

L'Institut de la statistique du Québec révélait récemment que 30 % des personnes qui se présentent à l'urgence d'un hôpital savent que leur condition ne nécessite pas l'accès à cette ressource, mais qu'elles n'ont aucune autre façon d'obtenir des soins rapidement.

L'Association des pharmaciens propriétaires du Québec et le ministère provincial de la Santé n'ont pas voulu commenter.

PLUS:rc