NOUVELLES

Québec s'oppose au projet de compostage à Saint-Michel

29/08/2013 11:34 EDT | Actualisé 29/10/2013 05:12 EDT

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet, a annoncé jeudi son intention de ne pas appuyer le projet de centre de compostage au Complexe environnemental de Saint-Michel.

« Nous reconnaissons les efforts réalisés par la Ville de Montréal pour identifier des sites adéquats, mais force est de constater que l'acceptabilité sociale n'est pas au rendez-vous », a-t-il déclaré par voie de communiqué, invitant la Ville à privilégier un autre site que celui de Saint-Michel.

Le ministre Blanchet a toutefois précisé que les autres sites retenus ne présentaient pas, selon lui, d'obstacles majeurs quant à leur réalisation.

Cette déclaration du ministre survient au lendemain de la sortie de trois des candidats à la mairie de Montréal. Alors que le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, continue d'appuyer le projet, Denis Coderre s'est engagé à annuler le projet de centre de compostage et Marcel Côté a promis de décréter un moratoire.

La Ville de Montréal avait annoncé en février dernier l'implantation de quatre centres de traitement de matières organiques et un centre pilote de prétraitement des ordures ménagères répartis aux quatre coins de la ville.

L'emplacement d'un des centres de compostage, dans l'ancienne carrière Miron, devenu le Complexe environnemental Saint-Michel, ne fait pas le bonheur de résidents de l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, qui appréhendent des odeurs et des problèmes de circulation autour du futur centre de traitement.

La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles et députée de Crémazie, Diane De Courcy, dit soutenir la position de son collègue péquiste, qui répond aux préoccupations des citoyens de sa circonscription.

« J'ai accompagné les citoyens dans leurs démarches auprès du ministre Blanchet qui a fait preuve d'ouverture, d'écoute et de transparence afin d'en arriver à un résultat concret pour le bien de la population de Crémazie », a indiqué Mme De Courcy, par voie de communiqué.

Blanchet interpelle le fédéral

Les coûts du projet de la Ville de Montréal sont estimés à près de 240 millions de dollars et les installations pourraient être en service à compter de 2016.

Le gouvernement fédéral, dont la participation financière pourrait représenter le tiers des coûts, est « conditionnelle à la réalisation de l'ensemble du projet dans un délai prescrit », rappelle le ministre Blanchet.

Puisque le changement de site causera probablement un délai supplémentaire, le ministre Blanchet « compte interpeller [son] homologue fédéral dans les prochains jours » pour s'assurer qu'il maintienne son financement « dans le respect des mêmes paramètres, mais assorti d'un délai prolongé ».

PLUS:rc