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Québec reporte l'entrée en vigueur des nouvelles activités des pharmaciens

29/08/2013 03:19 EDT | Actualisé 28/10/2013 05:12 EDT

Le gouvernement de Pauline Marois annonce la décision gouvernementale de reporter l'entrée en vigueur des modifications à la Loi sur la pharmacie qui devaient permettre aux pharmaciens, à compter du 3 septembre 2013, d'exercer de nouvelles activités professionnelles.

« Nous voulons assurer un déploiement opérationnel et optimal pour servir au mieux la population québécoise. Ce délai donnera le temps aux équipes de négociation de poursuivre adéquatement leur travail en ce sens et de convenir d'une entente satisfaisante pour toutes les parties tout en respectant la capacité de payer du gouvernement », a indiqué le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert.

La nouvelle date de mise en application de la loi sera ultérieurement déterminée par le gouvernement.

« J'ai toujours appuyé la démarche entreprise par l'Ordre des pharmaciens et le Collège des médecins en vue d'en arriver rapidement à un règlement pour mettre en œuvre la loi 41. L'ajout de ces nouveaux actes demeure un moyen de favoriser un meilleur accès aux soins de santé de première ligne. J'aurais bien sûr préféré une mise en œuvre dès le 3 septembre, comme il était initialement prévu, mais le report s'impose de lui-même dans les circonstances », ajoute le ministre Hébert, par voie de communiqué.

« Je tiens à préciser que ce report ne modifie en rien les services actuellement offerts par les professionnels de la santé, aussi bien du côté des médecins que des pharmaciens. Il n'y a aucune rupture ni diminution des services en pharmacie. Tous les tests pourront continuer d'être offerts par les pharmaciens », a conclu le ministre Hébert.

L'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) a réagi jeudi après-midi soulignant qu'elle poursuivra ses efforts « dès ce soir » pour arriver à une entente avec le ministère de la Santé.

Jean Thifault, président de l'AQPP, qui se dit « impatient » que les pharmaciens puissent offrir les nouveaux services à la population, souhaite que le nouveau délai « soit utilisé afin d'implanter efficacement les nouveaux services ».

Nouveaux actes et nouveaux coûts

Dès l'entrée en vigueur de cette loi, les pharmaciens pourront effectuer certains actes jusque-là réservés aux médecins.

Ils pourront notamment prescrire des médicaments ou prolonger et ajuster certaines ordonnances.

L'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) ne cache pas son inquiétude de voir la majorité des patients se rendre à la pharmacie plutôt qu'à la clinique, où ils devront payer pour un conseil sur un médicament à prendre.

En vertu de la loi 41, les pharmaciens peuvent exiger des honoraires allant jusqu'à 30 $ pour chaque consultation. Mais, on ne sait toujours pas qui du gouvernement, des assureurs privés ou du patient devront payer la facture.

Le prix des médicaments au Québec inclut déjà le coût de la substance médicamenteuse et les frais de la pharmacie. Il n'en est pas de même pour le privé, où les frais de pharmacies varient de façon importante d'un établissement à l'autre.

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