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Les travailleurs des CHSLD de Québec expriment leur exaspération

29/08/2013 01:41 EDT | Actualisé 28/10/2013 05:12 EDT

Les travailleurs des Centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de la Capitale n'excluent pas le recours à des moyens de pression si le gouvernement n'intervient pas pour améliorer leurs conditions de travail.

À bout de souffle, ils affirment que le gouvernement fait la sourde oreille au manque de ressource qui prive les bénéficiaires de certains soins.

Aucun des huit établissements de Québec n'est conforme à la norme ministérielle de deux heures de soins par jour par patient, selon des études commandées par le syndicat des employés et le ministère de la Santé. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) estime que pour atteindre cette norme, il faudrait 65 employés supplémentaires et un budget d'environ 5 millions.

Devant cette situation et après deux ans d'attente, les représentants des travailleurs exigent l'intervention rapide du ministre de la Santé Réjean Hébert pour régler ce problème. Le président de la Fédération des syndicats de la santé et des services sociaux, Jacques Guérin, laisse planer la possibilité d'occuper les bureaux du ministre Réjean Hébert si le gouvernement n'intervient pas.

« Si jamais on n'a pas de nouvelles, ça peut faire partie des plans d'action d'aller s'installer dans le bureau du ministre puis d'attendre qu'il rentre pour qu'on puisse au moins lui parler s'il ne veut pas nous parler », a affirmé Jacques Guérin.

Une inspection-surprise du ministère de la Santé a récemment fait mal paraître des employés des CHSLD de la Capitale. Dans un rapport, des inspecteurs soulignaient que les employés devaient être plus attentifs aux besoins des bénéficiaires et qu'ils devaient leur accorder plus d'attention et d'aide lors des repas.

La présidente de la CSN à Québec, Anne Gingras a reconnu le problème, en soulignant que le manque de personnel limitait le temps passé auprès des bénéficiaires.

 

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