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Les immigrants sont un fardeau fiscal de 20 G$, selon l'Institut Fraser

29/08/2013 03:38 EDT | Actualisé 28/10/2013 05:12 EDT

Un nouveau rapport de l'Institut Fraser suggère que les immigrants imposent un fardeau fiscal d'environ 20 milliards de dollars par année aux contribuables canadiens. Il recommande des modifications en profondeur au système, y compris l'abolition du parrainage des parents et grands-parents.

L'Institut Fraser explique que ce fardeau fiscal est dû au fait que les immigrants payent moins en impôts que le coût des services qu'ils reçoivent du gouvernement.

Le rapport Les politiques de sélection des immigrants du Canada : résultats récents, modifications modestes, et réformes nécessaires, publié jeudi par le groupe de réflexion de droite, évalue également que le processus actuel de sélection des immigrants repose en grande partie sur des considérations politiques.

Le document suggère que le processus soit remplacé par un système basé sur les conditions du secteur privé et du marché du travail.

« Je recommande d'abandonner le système actuel, basé sur des décisions que prennent des politiciens à propos de questions difficiles à cerner et que nous le remplacions par le jugement des gens d'affaires, qui embauchent des travailleurs et qui savent combien ils peuvent les rémunérer », a déclaré le chercheur principal à l'Institut Fraser et auteur du rapport, Herbert Grubel.

Herbert Grubel soutient d'autre part que le parrainage des parents et des grands-parents devrait être aboli et note que ces changements devraient être adoptés de façon progressive en ne les appliquant qu'à ceux qui arriveront après leur entrée en vigueur. Il note que ceci permettrait aux immigrants déjà au Canada de continuer à parrainer leurs parents et grands-parents.

En mai, le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney, a annoncé de nouveaux critères d'éligibilité pour ceux qui désirent parrainer leurs parents et grands-parents, afin de s'assurer que ceux-ci ne deviennent pas dépendants de l'aide sociale.

« J'ai regardé les modifications apportées par le ministre et elles sont un pas dans la bonne direction », a déclaré Herbert Grubel. « Mais je ne crois pas qu'elles permettront d'accueillir des immigrants qui, dans les faits, payeront pour les services gouvernementaux auxquels ils font appel et qui ne seront pas un fardeau de plus pour les contribuables. »

Le rapport soutient également qu'une enquête publique devrait avoir lieu sur le nombre d'immigrants qui sont admis au Canada pour des raisons économiques et humanitaires.

M. Grubel note que sa recherche a également indiqué que les immigrants arrivés au Canada après 1986 ont connu moins de succès économique que ceux qui sont arrivés avant.

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