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Les chômeurs afro-américains rêvent toujours d'égalité

28/08/2013 08:49 EDT | Actualisé 28/10/2013 05:12 EDT

Un texte de Andrée-Anne St-Arnaud

Alors que les États-Unis soulignent les 50 ans du célèbre discours « I have a dream » de Martin Luther King, les Noirs sont toujours les premières victimes du chômage dans le pays. Ils sont deux fois plus nombreux que la moyenne des Américains à ne pas avoir d'emploi.

En juillet, le taux de chômage des Afro-américains atteignait 12,6 %, contre 9,4 % chez les Hispaniques, 6,6 % pour les Blancs et 5,7 % chez les Asiatiques. Les Noirs restent ainsi de loin les premières victimes du chômage aux États-Unis.

Ce fossé n'est pas nouveau et n'a presque pas évolué depuis 1972, au moment où on a commencé à compiler les statistiques sur l'emploi. À l'époque, 5,8 % de la population active était au chômage, contre 11,2 % pour les travailleurs noirs.

Cet écart sur le marché de l'emploi se traduit par des taux de pauvreté inquiétants pour les Noirs, qui représentent 27,6 % des Américains vivant sous le seuil de pauvreté tandis qu'ils ne représentent que 13 % de l'ensemble de la population.

Des gains ont toutefois été enregistrés au chapitre de la scolarité. Les Afro-américains sont désormais 86 % à avoir fréquenté le collège, contre 38 % en 1963.

Discrimination chez Merrill Lynch

Signe que la discrimination raciale existe toujours sur le marché de l'emploi, la société de courtage Merrill Lynch accepte de verser 160 millions de dollars à ses employés noirs pour mettre fin à des poursuites intentées en 2005. C'est la somme la plus importante jamais versée dans un dossier de discrimination raciale.

Il y a huit ans, George McReynolds, un employé de longue date, avait déposé une plainte au nom de 700 courtiers noirs de l'entreprise. Il accusait Merrill Lynch de limiter ses employés de couleur à des tâches administratives, sans possibilité d'avancement, et associées à des salaires moindres que ceux offerts aux employés blancs. L'affaire a été débattue devant les tribunaux pendant huit ans, faisant même l'objet de deux appels à la Cour Suprême.

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