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Téléphonie sans fil : le NPD réclame une réunion du Comité de l'industrie

27/08/2013 05:33 EDT | Actualisé 27/10/2013 05:12 EDT

À l'approche de la date limite pour le dépôt des demandes du nouveau spectre cellulaire de 700 MHz - et de l'arrivée éventuelle de l'américaine Verizon au Canada - le Nouveau Parti démocratique (NPD) réclame la tenue d'une réunion d'urgence du Comité permanent de l'industrie, des sciences et de la technologie.

En conférence de presse, mardi à Ottawa, la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'industrie et députée d'Hamilton-Mountain, Chris Charlton, a affirmé que cette rencontre était nécessaire pour discuter des politiques en matière de télécommunications sans fil et de la mise aux enchères du spectre mobile commercial, et ce, avant la prorogation du Parlement.

Le NPD dit aussi avoir déposé la semaine dernière une motion pour réitérer l'importance d'une concurrence musclée au sein du marché et un accès pour tous les Canadiens à la prochaine génération de réseaux sans fil à un prix abordable.

Dans le cadre de cet encan du spectre cellulaire, dont la date limite d'inscription est le 17 septembre, deux des quatre blocs du spectre sont réservés aux nouveaux venus dans le marché canadien du sans-fil. La vente aux enchères doit se faire en janvier.

Pour faire son entrée sur le marché canadien, Verizon n'a pas encore tranché entre la possibilité d'acheter un petit joueur canadien comme Mobilicity, Wind Mobile, ou encore Public Mobile, et celle de participer aux enchères de licences de spectre de 700 MHz de services cellulaires. Voire, les deux approches pourraient être combinées.

L'arrivée possible de Verizon au pays suscite de vives réactions de la part des trois principaux joueurs canadiens que sont Bell, Telus et Rogers. La capitalisation boursière du géant américain est de 144 milliards de dollars américains, soit deux fois celle des trois Canadiens réunis. Plusieurs syndicats se sont aussi prononcés contre l'arrivée de Verizon, au nom du maintien des emplois au pays et de la sécurité des renseignements personnels.

Le ministre de l'Industrie, James Moore, a soutenu la semaine dernière que l'arrivée de Verizon devrait faire baisser les prix des services sans fil au Canada, en augmentant la concurrence. L'agence Moody's, elle, doute qu'une guerre des prix survienne après l'arrivée du géant américain.

Le NPD veut une démarche transparente

Le NPD juge que cette réunion du comité serait notamment l'occasion d'examiner les impacts sur l'accès aux services sans fil pour tous les Canadiens, les prix que devront payer les consommateurs pour obtenir ces services, les impacts sur les emplois et sur la vie privée des Canadiens.

Selon la députée Charlton, une rencontre réunissant les joueurs de l'industrie et des experts permettrait d'avoir une idée claire de la situation, dans une démarche transparente, dit-elle.

« Une réunion est nécessaire pour entendre les revendications de tous les acteurs, pour que l'on ait une concurrence équitable, en région et dans les grands centres », ajoute de son côté Anne Minh-Thu Quach, députée de Beauharnois-Salaberry et porte-parole adjointe en matière d'industrie, en conférence de presse.

« Depuis 2008, les conservateurs ont pris des décisions qui n'augmentent pas la concurrence. Les prix sont de moins en moins abordables pour les consommateurs. Aussi, les travailleurs, les syndicats et même les entreprises demandent de déployer des infrastructures dans d'autres milieux [que dans les grands centres]. Le ministre ne donne pas de réponse, se défile, a des discussions à huis clos. On a besoin d'une discussion en toute transparence », ajoute-t-elle.

Le NPD veut notamment que l'accès au sans-fil et à Internet soit amélioré en région et offert à un prix abordable, une condition qui doit être remplie pour permettre l'arrivée de nouveaux joueurs, selon le parti.

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