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Syrie : des pressions sur les bourses

27/08/2013 08:36 EDT | Actualisé 27/10/2013 05:12 EDT

Les bourses européennes et nord-américaines affichaient des reculs marqués mardi alors que les pressions internationales s'accentuent sur la Syrie après l'utilisation présumée d'armes chimiques par le régime de Damas renforçant la perspective d'une intervention militaire occidentale.

À Paris, le CAC 40 a terminé la journée en recul de 2,12 % et le Dax, à Francfort, affichait une baisse de 2,02 %, à la fermeture des marchés. À Londres, le FTSE abandonnait 0,72 %.

À New York, en fin d'avant-midi, le Dow Jones perdait 0,59 %, le S&P 500, 0,80 % et le NASDAQ, 1,03 %. La Bourse de Toronto affiche quant à elle une baisse de 0,37 %.

« Les opérateurs vont se détourner des actifs risqués en attendant plus de clarté sur la voie d'une intervention militaire à venir des Occidentaux, prévient Jonathan Sudaria de Capital Spreads dans une note de recherche. L'apparente certitude qu'une intervention militaire se prépare en Syrie sème le doute parmi les intervenants quant aux risques d'explosion dans une zone déjà très instable », ajoute-t-il.

L'indice de la Bourse de Dubaï a ainsi dévissé de 7 % mardi en clôture, enregistrant sa plus forte baisse en une séance depuis novembre 2009.

L'évolution de la situation géopolitique a continué de soutenir le pétrole et a poussé l'or à un plus haut de 11 semaines. Le baril de Brent pour livraison en octobre gagne 3,30 $, pour atteindre 114 $, soit une hausse de près de 3 %.

L'intensification de la crise syrienne a relégué au second plan les développements macroéconomiques et politiques au sein de la zone euro. Le climat des affaires en Allemagne s'est pourtant encore amélioré en août, selon l'indicateur publié par l'institut Ifo, qui augure bien de la poursuite de la reprise de la première économie européenne.

Les craintes concernant la Syrie s'ajoutent aux incertitudes entourant le calendrier de sortie des politiques ultra-accommodantes des banques centrales.

Pour Vincent Ganne, analyste chez FXCM, « l'aversion au risque semble augmenter à court terme sur les marchés, dans la perspective croissante de voir la Réserve fédérale américaine commencer à réduire son assouplissement quantitatif à partir du mois de septembre ».

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