NOUVELLES

Facebook: 74 pays ont demandé de l'information sur les usagers

27/08/2013 04:41 EDT | Actualisé 27/10/2013 05:12 EDT
PA
File photo dated 19/10/12 of a general view of the Facebook home page on a laptop screen as Facebook has seen its second quarter revenue soar to 1.813 billion dollars (£1.18 billion) - a 53\% increase on 1.184 billion dollars (£770 million) in the same period last year.

WASHINGTON - Des responsables gouvernementaux dans 74 pays ont demandé de l'information sur environ 38 000 utilisateurs de Facebook dans la première moitié de cette année, avec environ la moitié des requêtes venant d'autorités aux États-Unis, a indiqué l'entreprise, mardi.

Avant le géant du réseautage social Facebook, Microsoft et Google avaient aussi dévoilé de telles statistiques.

Encore une fois, il est difficile de retirer davantage que le fait que la police et les agences de renseignement gagnent en intérêt à mesure que les usagers à travers le monde abondent sur les plus importants réseaux sociaux au monde.

Facebook et Twitter sont devenus des plateformes organisées pour des militants, et comme tel, des cibles des gouvernements. Durant les protestations antigouvernementales en Turquie en mai et juin, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a parlé des médias sociaux comme de la «pire menace à la société».

À ce moment, Facebook a nié avoir fourni de l'information concernant les organisateurs des manifestations au gouvernement turc.

Les données dévoilées mardi montrent que les autorités en Turquie ont soumis 96 requêtes concernant 173 usagers. Facebook indique avoir fourni certains renseignements dans environ 45 cas, mais il n'est pas précisé de quelle nature sont ces éléments et pourquoi ils ont été acheminés aux autorités.

«Nous combattons plusieurs de ces requêtes, les repoussant lorsque nous trouvons des défaillances sur le plan juridique et restreignant la portée de demandes trop larges ou trop vagues, a fait valoir le vice-président Colin Stretch dans un message sur le Web. Lorsque nous devons nous plier à une requête particulière, nous partageons généralement seulement des renseignements de base sur l'usager, comme son nom.»

Facebook et d'autres entreprises de technologies ont été critiquées pour avoir aidé l'Agence de sécurité nationale aux États-Unis à rassembler des données sur les consommateurs. La législation fédérale accorde au gouvernement la latitude de réclamer certaines données sans mandats spécifiques.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.


INOLTRE SU HUFFPOST

Les détournements de l'affaire PRISM
Les dix commandements de Facebook