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Commission nationale sur l'assurance-emploi : Québec perd-il temps et argent?

27/08/2013 10:36 EDT | Actualisé 27/10/2013 05:12 EDT

La tenue de la Commission nationale d'examen sur l'assurance-emploi ne fait pas l'unanimité. De nombreuses critiques se font entendre, tandis que la Commission entame le deuxième jour de ses audiences publiques.

Après avoir entendu une dizaine de témoignages à Gaspé hier, les commissaires seront cet après-midi à Cap-aux-Meules, aux Îles-de-la-Madeleine.

La Commission mise sur pied par le gouvernement de Pauline Marois coûte 1,5 million de dollars aux contribuables québécois. Le ministre conservateur Denis Lebel, estime qu'il s'agit d'une dépense inutile et partisane.

Le député libéral de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Jean D'Amour pense aussi que la Commission sert à raviver la flamme souverainiste. « Regardez qui est autour de la table, de bons militants du PQ, Gilles Duceppe en tête », lance-t-il.

Selon lui, la Commission ne donnera pas davantage de pouvoir au Québec dans ses négociations avec Ottawa. « Ce qu'il faut faire, c'est créer des alliances interprovinciales puis faire en sorte que le Canada se mobilise au niveau des provinces pour créer cette différence-là », estime Jean D'Amour.

Le politologue Marcel Marsolais pense que cette commission sur l'assurance-emploi aurait dû être créée par le gouvernement fédéral et être menée dans toutes les provinces. Puisqu'Ottawa n'a pas fait ce travail, il considère que Québec a seulement saisi la balle au bond.

La commission a commencé lundi à Gaspé et doit s'arrêter dans 18 autres villes de la province d'ici le mois d'octobre. Les audiences se tiendront à Rimouski mercredi et à Baie-Comeau le 3 septembre.

D'après le reportage de Julie Tremblay

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