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Louise Harel critique le projet de charte des valeurs québécoises

26/08/2013 08:28 EDT | Actualisé 26/10/2013 05:12 EDT
Agence QMI

« Je pense que des valeurs, ça ne se légifère pas, a déclaré lundi matin l'ancienne ministre péquiste et candidate aux élections municipales montréalaises, Louise Harel, en entrevue avec Marie-France Bazzo sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première.

« On peut légiférer des droits, on peut légiférer des obligations, poursuit-elle. La bonté, l'hospitalité, la fraternité, ça ne se légifère pas. » L'ancienne ministre estime que les valeurs sont universelles et, par conséquent, que des valeurs nationales n'existent pas. Elle prend ainsi ses distances de son ancien parti provincial sur la question de la charte des valeurs québécoises.

Mme Harel croit que l'application d'une telle charte sera très difficile. Elle cite l'exemple de son conjoint, accueilli à l'hôpital par une femme médecin portant le hijab. « Est-ce qu'on va lui demander de quitter maintenant qu'on a tant besoin de médecins », questionne-t-elle. « Est-ce qu'il y a toujours une chapelle à l'hôpital d'Alma? Est-ce qu'on va fermer la chapelle? »

Mme Harel précise qu'elle s'est opposée à l'interruption des travaux du conseil municipal de Montréal pour des motifs de fêtes religieuses. Elle estime que la société doit vivre avec les jours fériés existants, mais qu'il n'est pas souhaitable d'en ajouter de nouveau. « On vit avec [les journées fériées] dans notre société et ce n'est pas négociables », estime-t-elle. « Mais on n'ajoutera pas des fêtes religieuses pour que les institutions soient multiconfessionnelles. »

La sortie de Mme Harel intervient au lendemain de la première déclaration publique de la première ministre Pauline Marois au sujet de l'éventuelle charte des valeurs québécoises. La première ministre croit que la charte, que prépare son ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, fera consensus.

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