NOUVELLES

Le sénateur Mac Harb démissionne

26/08/2013 02:57 EDT | Actualisé 25/10/2013 05:12 EDT

Le sénateur Mac Harb, qui a quitté le caucus libéral en pleine controverse en mai dernier pour siéger comme indépendant dans la foulée du scandale des dépenses frauduleuses, a annoncé lundi qu'il se retire de la Chambre haute.

M. Harb a fait l'objet d'un examen du Sénat plus tôt cette année pour des dépenses reliées à ce qu'il disait être sa résidence principale, à Pembroke, en Ontario.

Le Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l'administration a décrété que le sénateur Harb devrait rembourser 51 000 $ en dépenses réclamées au cours des deux dernières années.

Mais des informations divulguées le mois suivant par le président démissionnaire du comité, le sénateur conservateur David Tkachuk, indiquaient plutôt que le sénateur devait plus de 230 000 $ aux contribuables. Mac Harb a déjà remboursé 51 000 $ et s'est engagé à rembourser les 180 000 $ restants.

Mac Harb abandonne également sa contestation judiciaire, dans laquelle il accusait le Sénat de ne pas avoir respecté ses droits fondamentaux et de ne pas lui avoir accordé un traitement équitable.

Il affirme que sa poursuite n'est plus nécessaire depuis que le comité sénatorial a accepté la demande du vérificateur général de réviser toutes les dépenses des sénateurs, y compris les frais de voyage et les dépenses de fonctionnement des bureaux. Tous les sénateurs devront coopérer à l'exercice.

Mac Harb, 59 ans, siégeait au Sénat depuis 10 ans. Après avoir passé « 28 ans au service des citoyens », il dit vouloir retrouver sa vie privée et passer à autre chose. « Les derniers mois ont été très difficiles », s'est-il confié au réseau anglais de Radio-Canada.

Le NPD veut 99 autres démissions

Dans une brève réaction, le Nouveau Parti démocratique rappelle que M. Harb fait l'objet d'une enquête de la GRC pour abus de confiance. « Nous nous souviendrons de Mac Harb comme ayant repoussé les limites du douteux et trouvé de nouvelles façons de s'assurer que les contribuables canadiens financent les ressources et les services auxquels il avait droit en tant que sénateur. N'oublions pas qu'il a réclamé, pendant trois ans, des dépenses pour une maison inhabitable. Puis, il a continué de réclamer des dépenses alors que seulement 0,01 % de la maison lui appartenait », souligne le NPD dans un communiqué.

« Nous espérons que d'autres sénateurs libéraux et conservateurs décideront de démissionner. Après tout, si 99 autres sénateurs démissionnaient, nous économiserions 90 millions de dollars par an », affirme le parti qui réclame l'abolition de la Chambre haute.

PLUS:rc