NOUVELLES

La menace de Verizon fait peur au marché canadien du sans-fil

25/08/2013 01:29 EDT | Actualisé 25/10/2013 05:12 EDT
AP
FILE - In this Thursday, June 6, 2013, file photo, a pedestrian uses her cell phone as she passes a Verizon Wireless store on Broadway in Lower Manhattan, in New York. Verizon Communications Inc. reports quarterly financial results before the market opens on Thursday, July 18, 2013. (AP Photo/John Minchillo, File)

MONTRÉAL - Même si Verizon n'a pas encore confirmé son arrivée au Canada, le géant américain des télécommunications a déjà une influence majeure sur le marché du sans-fil au pays.

Les Canadiens n'ont pas besoin de regarder plus loin que les forfaits de partage de données qui ont été lancés cet été, dans ce qui est généralement considéré comme la réponse des entreprises canadiennes de téléphonie sans fil à la menace de concurrence que représente le géant américain.

Rogers (TSX:RCI.B), Telus (TSX:T) et Bell (TSX:BCE) offrent maintenant des forfaits de partage de données, qui permettent aux appareils sans fil et aux tablettes d'un ménage de partager le même forfait avec une quantité prédéterminée d'utilisation mensuelle de données pour des activités comme naviguer sur Internet.

Iain Grant, analyste dans le domaine des télécommunications chez Seabord Group, affirme que l'arrivée potentielle de Verizon dans le marché canadien a poussé les principales entreprises de télécommunications à «aiguiser leurs crayons et à offrir de meilleurs forfaits aux Canadiens».

Selon M. Grant, ces nouveaux forfaits sont une conséquence directe de l'intérêt de Verizon pour le marché canadien.

Verizon, qui compte 100 millions de clients, offre des forfaits de partage de données depuis plus d'un an, et d'autres fournisseurs majeurs comme AT&T et Sprint ont emboîté le pas.

Des rumeurs laissaient entendre cet été que Verizon envisageait d'entrer sur le marché canadien, quand l'entreprise a fait une offre initiale pour acheter Wind Mobile et a entamé des discussions avec Mobilicity, deux petites entreprises de téléphonie sans fil.

Mais le «Globe and Mail» a récemment rapporté que Verizon avait abandonné ses projets d'acquisition de nouveaux joueurs et pourrait seulement participer aux enchères de janvier 2014 sur les spectres d'ondes, lors desquelles les entreprises de télécommunications feront des offres sur les ondes hertziennes nécessaires pour faire fonctionner un réseau de téléphonie sans fil.

Par ailleurs, l'introduction des contrats de deux ans place le Canada en conformité avec la plupart des autres pays. Les trois grands fournisseurs ont lancé les nouveaux contrats pour l'importante saison du retour à l'école et des fêtes de fin d'année, incitant les consommateurs à se détourner des contrats de trois ans avant l'entrée en vigueur des nouvelles règles du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC), le 2 décembre.

Les contrats de trois ans étaient un irritant majeur pour de nombreux Canadiens, qui se sont plaints au CRTC qu'ils étaient liés à leur contrat trop longtemps et que cela leur faisait manquer les lancements des nouvelles versions des téléphones intelligents.

Le PDG de Telus, Darren Entwistle, souligne que les contrats de deux ans que son entreprise a lancés sont semblables à ce que Verizon offre aux États-Unis, ce qui pourrait signifier que les prix ne baisseront pas si Verizon s'implante au Canada.

«Je pense qu'il est moins probable que nous assistions à une guerre de prix», a déclaré M. Entwistle récemment.

INOLTRE SU HUFFPOST

Le meilleur et le pire des opérateurs canadiens (2012)