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La C.-B. manquerait de ressources pour gérer un déversement de pétrole

25/08/2013 07:05 EDT | Actualisé 25/10/2013 05:12 EDT

Des fonctionnaires de la Colombie-Britannique ont personnellement averti la province qu'elle manquerait de ressources en cas de déversement de pétrole provenant d'infrastructures actuelles ou futures, et que même un déversement modéré dépasserait sa capacité de réaction.

Des compressions dans le budget fédéral de 2012 ont poussé Environnement Canada à fermer ses bureaux ayant le mandat de réagir aux déversements à Vancouver et dans d'autres villes, et ont centralisé ses activités au Québec.

Cette décision d'Ottawa rendrait plus difficile la capacité de réagir aux déversements, et Transports Canada et la Garde côtière n'ont pas l'expertise environnementale nécessaire pour les gérer, révèlent des documents obtenus par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Les notes ont été rédigées par des fonctionnaires du ministère de l'Environnement dans un dossier préparatoire à l'attention du ministre nommé en juin et par des autorités d'intervention d'urgence, l'an dernier.

Les fonctionnaires du ministère ont notamment émis plusieurs réserves à l'endroit de la ministre Mary Polak, soutenant qu'elle ne disposait pas du personnel et des ressources nécessaires à la prévention, la gestion et la réhabilitation des sites de déversements.

Augmentation du transport du pétrole

Le projet de pipeline d'Enbridge et l'expansion projetée des infrastructures de Kinder Morgan pourraient augmenter de plus de 1000 voyages par année le transport de pétrole sur la côte du Pacifique.

Le dossier préparatoire estime qu'à un débit de 500 000 barils de pétrole brut par jour, un accident de pipeline d'une heure évacuerait 21 000 barils dans la nature de la Colombie-Britannique.

En cas de déversement, le principe pollueur-payeur du gouvernement du Canada stipule que la compagnie responsable doit démarrer les opérations d'intervention et payer pour les dommages et le nettoyage. Les agences gouvernementales (la Garde côtière en cas de déversement marin et l'Office national de l'énergie pour les accidents terrestres) ne gèrent pas physiquement l'incident, mais accompagnent le pollueur.

Le rôle d'Environnement Canada est d'être prêt en tout temps à fournir un avis d'expert scientifique, ce que, selon les documents consultés, il n'est pas en mesure d'offrir.

La Presse Canadienne

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