Justin Trudeau admet avoir fumé de la marijuana depuis qu'il est député

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Au cours d'une entrevue accordée au Huffington Post Canada, dans son bureau de la Colline du Parlement, le leader libéral Justin Trudeau a déclaré cette semaine avoir consommé des drogues par le passé et expliqué comment il en était arrivé à soutenir la légalisation de la marijuana. Il a également révélé que son frère, Michel Trudeau, était poursuivi pour possession de drogue au moment de sa mort dans une avalanche, en 1998.

Le député fédéral a avoué par ailleurs avoir fumé pour la dernière fois de la marijuana il y a trois ans. «Nous dînions avec des amis, nos enfants étaient chez leur grand-mère et l'un de nos amis a allumé un joint qu'il a fait tourner. J'ai pris une bouffée», a-t-il déclaré au Huffington Post.

Justin Trudeau a été élu à la Chambre des Communes en 2008.

Il estime que sa position quant à la légalisation le rend vulnérable aux critiques, mais que c'est aussi une manière de montrer aux Canadiens qu'il compte suivre une ligne de conduite claire et être honnête au sujet de son passé.

«L'interdiction portant sur la marijuana est injustifiée»

Justin Trudeau a indiqué avoir fumé de l'herbe cinq ou six fois dans sa vie. «Cela ne m'a jamais vraiment rien fait», a-t-il cependant nuancé, avant d'ajouter que les drogues, l'alcool ou les cigarettes n'ont jamais été sa tasse de thé. Selon lui, son choix de fumer de la marijuana était personnel, ajoutant que les adultes devraient être libres de leurs décisions. «Je ne suis pas particulièrement intéressé par les psychotropes, mais si quelqu'un est porté là-dessus, je ne vais pas le juger. Je suis d'avis que l'interdiction portant sur la marijuana aujourd'hui est injustifiée.»

Justin Trudeau a par ailleurs révélé n'avoir que très rarement consommé de la marijuana, conscient que son comportement aurait un impact sur son père, l'ancien Premier ministre Pierre Elliott Trudeau. Il aurait fumé pour la première fois à Amsterdam, à 18 ans, lors d'un voyage à travers l'Europe avec des amis. Il estime n'avoir jamais été connu pour être un gros fumeur dans son groupe d'amis, contrairement à son jeune frère Michel.

«Michel faisait face à des poursuites judiciaires pour possession de marijuana lorsqu'il est mort, même si ce n'était qu'une toute petite quantité», a déclaré Justin Trudeau, expliquant que la situation de son frère était l'un des facteurs déterminants l'amenant à supporter la légalisation.

Véritable revirement

Justin Trudeau a été approché par le groupe NORML Women’s Alliance of Canada (Organisation nationale pour la réforme des lois sur la marijuana), qui défend l'idée que la marijuana devrait être régulée, contrôlée et légalisée. «Leurs arguments ont fait du chemin dans ma tête et m'ont convaincu», a-t-il indiqué, soulignant le fait qu'aujourd'hui la marijuana est plus facile d'accès pour les mineurs que l'alcool ou les cigarettes.

Les Canadiens paient plus de 500 millions de dollars d'impôts par an pour financer la mise en pratique et les sanctions liées aux lois sur la consommation de marijuana. «Depuis que Stephen Harper est devenu Premier ministre, 475,000 personnes ont été poursuivies pour possession de marijuana, a déclaré le leader libéral. On ruine des vies.»

Rappelons que Justin Trudeau a voté en faveur des peines minimums irrépressibles pour possession de marijuana en 2009. Sa position actuelle constitue donc un véritable revirement.

Ce texte est un condensé d'un article en anglais paru sur le Huffington Post Canada. Vous pouvez consulter le texte original en cliquant ici.

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