NOUVELLES
19/08/2013 12:18 EDT | Actualisé 19/10/2013 05:12 EDT

L'Allemagne, premier pays européen à reconnaître le "troisième genre"

Shutterstock
sex symbol

L'Allemagne sera, dès le 1er novembre prochain, le premier pays européen, autorisant les parents à inscrire un sexe "indéterminé" sur les certificats de naissance de leurs nourrissons, comme le rapporte The Guardian, citant le Süddeutsche Zeitung. Cette nouveauté concerne les enfants nés en Allemagne intersexués ; c'est-à-dire ceux dont les caractéristiques physiques suffisamment ambiguës ne permettent pas d'établir un genre déterminé.

L'Allemagne, reconnaissait déjà légalement les transsexuels ; à savoir les individus appartenant déjà à un genre biologique identifié, mais ayant le sentiment d'appartenir à l'autre sexe. Elle fait donc un pas en direction des hermaphrodites. Car jusque-là, ces derniers étaient dans l'obligation d'être identifiés comme étant de sexe masculin ou féminin.

Mais dès novembre, chaque individu dont le sexe est "indéterminé" aura la possibilité, tout au long de sa vie, de modifier son identité sexuelle sur son certificat de naissance, s'il décide de devenir homme ou femme.

Cette décision a été prise par Berlin à la suite d'une recommandation faite par la Cour constitutionnelle, d'après qui la reconnaissance du genre "ressenti et vécu" doit être un droit personnel et humain.

En Europe, cette ambiguïté sexuelle concernerait un nouveau-né sur 5000, dont 200 par an en France. Elle résulte d'une maladie des surrénales, qui fabriquent alors plus d'androgènes qu'elles ne devraient. En conséquence, les embryons féminins se retrouvent virilisés.

Pour accéder à une sexualité déterminée et non plus ambiguë, il est en général nécessaire de subir une à plusieurs opérations. Réalisées peu après la naissance, celles-ci sont dénoncées par les associations de défense des droits des intersexués, qui plaident pour que ces interventions soient réalisées à un âge plus avancé pour que le patient puisse décider de lui-même.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.