Si vous avez de bonnes habitudes et que vous prenez chaque matin consciencieusement un petit déjeuner équilibré vous êtes déjà bien parti pour être en forme le reste de la journée.

Pourtant, comme le constate nos confrères du HuffPost US, vous pourriez rajouter un autre élément bienfaisant à votre rituel matinal: de la méditation.

Méditer le matin permettrait à la fois de ne pas omettre ce rituel dans une vie mouvementée, mais aussi de fixer dès les premières heures le rythme que prendra votre journée. Résultat: une journée où vous seriez à la fois plus concentré, plus efficace et plus calme. C'est en tout cas ce que prouvent les dernières études sur le sujet.

Les bienfaits de la méditation matinale

Interrogé par nos confrères du HuffPost US, Andy Puddicombe, un ancien moine bouddhiste rompu à l'exercice de la méditation, explique: ''Une fois que votre journée mouvementée a commencé, il est aisé de repousser ou d'oublier de méditer, mais en faisant de la méditation la première chose que vous accomplissez dans votre journée, vous pouvez faire de la méditation un véritable rituel quotidien''

Si vous pensez sans doute qu'ajouter une étape supplémentaire au marathon qu'est votre matinée, entre votre petit-déjeuner et votre départ en catastrophe de la maison, est un peu audacieux, voire irréalisable, la formule magique pour incorporer ce moment de méditation à votre matinée est pourtant simple: il suffit d'attacher ce temps de réflexion à quelque chose que vous faîtes invariablement et immanquablement tous les jours en vous levant.

Selon Andy Puddicombe, il s'agit d'une douche pour certain, d'un brossage de dent pour d'autres, etc.: ''En vous attachant à ce moment, vous augmentez considérablement vos chances de vous souvenir de ce moment réservé à la méditation, et d'en faire une habitude''.

Le petit-déjeuner: le moment idéal

De la même manière donc, pourquoi ne pas faire de la méditation, un ingrédient indispensable de votre petit-déjeuner ? Il est possible d'appliquer ce temps de réflexion à n'importe quelle situation, et le petit-déjeuner n'est pas une exception, selon les spécialistes.

Inutile de créer une nouvelle habitude, il suffirait simplement d'ajoutez ce petit rituel à une routine déjà existante.

Ainsi, si vous voulez ajouter ce petit quelque chose spirituel à votre bol de céréales, suivez simplement les conseils d'Andy Puddicombe pour un ''petit-déjeuner-méditation". Explications.

En premier lieu, avant même de commencer votre petit-déjeuner, essayez de vous arrêter un moment.

Prenez une profonde inspiration puis expirez intensément. Relever la moindre petite impatience ou le plus petit désir d'accélérer les choses et essayez d'identifier ce que vous ressentez. Pas besoin de se battre contre, mais simplement de mettre des mots dessus.

La clé, pour insérer ce temps de méditation dans votre repas et de manger en pleine conscience, est d'engager votre esprit physiquement et, lorsque celui-ci s'égare ou se laisse distraire, de simplement vous en rendre compte. Il vous suffit alors de ramener votre attention sur le goût de ce que vous dégustez.

Une bonne façon de commencer la méditation pendant son petit-déjeuner est de prendre 20 ou 30 secondes pour réfléchir brièvement. D'où vient votre repas? Où les ingrédients ont-ils été cultivés, fabriqués? Cela vous fait-il sentir en bonne santé?

La prochaine étape est de vous concentrez sur ce que vous voyez. Contemplez, examinez attentivement. Intéressez vous réellement à ce que vous mangez, à ce que vous mettez dans votre corps. Puis, concentrez-vous sur l'odeur. Sentez le, percevez en pleinement tous les parfums. Relevez toutes les associations qui vous viennent à l'esprit.
Continuez ainsi à explorer tous vos sens, chaque sens un par un.

À chaque fois que vous vous concentrez ainsi, sur un sens en particulier, vous entraînez votre attention et renforcez la capacité de votre esprit à reconnecter avec votre corps. Vous apprenez à être plus présent et en faisant cela, vous aurez un esprit plus sain et apaisé. Essayez, et n'hésitez pas à nous dire via notre page Facebook ou dans les commentaires ce que vous en pensez!

Vous voulez vous lancer? Consultez notre mode d'emploi:

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  • La posture du lotus

    Asseyez-vous bien au centre d'un coussin ferme et épais. Votre bassin doit être surélevé. Posez votre pied gauche sur votre cuisse droite, et inversement, comme sur la photo. Cette posture du lotus demande beaucoup de souplesse. Cependant, il est possible de faire le demi-lotus, en ne posant qu'un seul pied sur votre cuisses, ou le quart de lotus, en laissant vos pieds croisés sur le sol. Dans l'idéal, vos genoux doivent servir d'appui et s'ancrer dans le sol.

  • La position des mains

    Chaque école a sa posture. Mais si vous débutez, le plus simple est de poser vos mains, les paumes vers le haut sur vos deux cuisses. Vous pouvez aussi joindre le bout de votre pouce et celui de votre majeur, en essayant de former un cercle. Vos épaules et vos bras doivent être complétement relâchées.

  • La position de la tête

    La colonne vertébrale doit être droite. Il faut pousser le sommet du crâne vers le ciel tout en rentrant le menton, sans exercer de pression. Le bout de la langue se place naturellement derrière les deux dents de devant. Le regard doit tomber à environ un mètre devant vous et vos paupières sont mi-closes.

  • La respiration

    La respiration est essentielle dans la pratique de la méditation. Elle n'est pas pulmonaire mais ventrale. La bouche est fermée, on respire par le nez. L'inspiration se fait normalement mais l'expiration est profonde. Il se peut qu'en début de séance, vous sentiez votre diaphragme tendu. Il va se décontracter naturellement. Pendant la méditation, il est important de rester concentré sur la respiration, en se focalisant sur les mouvements des narines ou sur le mouvement du ventre.

  • L'activité mentale

    On ne peut arrêter ses pensées. Elles passent sans cesse, comme des nuages. L'important est de les observer passer, sans les retenir. Pour cela, il faut centrer son attention sur les différents points de la posture décrits plus haut, et sur une respiration profonde. Le mental, comme les tensions du corps, s'apaise au bout de quelques minutes. c'est l'immobilité du corps qui permet l'apaisement. Il est important d'apprécier cette immobilité.

Quelques bienfaits de la méditation sur le corps:

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  • La méditation permet d'améliorer la plasticité du cerveau

    La méditation améliore les mécanismes par lesquels le cerveau est capable de se modifier par l'expérience. En clair, sa plasticité. Pendant une grande partie du siècle dernier, l'idée selon laquelle le cerveau cessait d'évoluer une fois passé l'âge adulte, prévalait chez les scientifiques. Mais des recherches conduites par le neuroscientifique Richard Davdison ont montré que les personnes pratiquant une activité de méditation régulière ont une activation plus intense de leur cortex préfrontal gauche que celle de leur cortex préfrontal droit ce qui leur permet de mieux contrôler leurs pensées et leur réactivé.

  • Elle améliore notre matière grise

    En 2005, une étude menée auprès d'américains et d'américaines pratiquant la méditation a montré qu'ils avaient des parois corticales plus épaisses que les non pratiquants. Une information qui prend tout son sens une fois que l'on sait que les parois corticales sont étroitement associées à la prise de décision, l'attention et la mémoire et que plus elles sont épaisses, plus le cerveau vieillira lentiment.

  • Meilleur que le sommeil ?

    Lors d'une étude, en 2006, des étudiants ont été invités à dormir, à méditer ou à regarder la télévision. On a ensuite testé leur vigilance en les invitant à appuyer sur un bouton à chaque fois qu'ils discernaient le flash d'une lumière sur un écran. Et ô surprise, ceux qui avaient choisi la méditation s'en sont mieux sortis que les rêveurs et les zappeurs avec des résultats de plus de 10% supérieurs.

  • Plus efficace que les médicaments contre l'hypertension

    En 2008, le Dr Randy Zusman a demandé à 60 personnes souffrant d'hypertension artérielle d'essayer durant trois mois un programme de relaxation basée sur la méditation. Au sortir de l'expérience de trois mois sans aucune médication complémentaire, 40 des 60 patients ont fait montre d'une baisse significative de leur pression artérielle. Ils ont également pu réduire la consommation de certains de leurs médicaments grâce à la formation d'oxyde nitrique, qui ouvre les vaisseaux sanguins, résultant de la pratique de la relaxation.

  • Elle peut participer à la protection de vos télomères

    Derrière ce nom barbare se cache en réalité des sortes de petits capuchons placés à l'extrémité de tous nos chromosomes pour les protéger. Plus ils sont longs plus vous êtes susceptibles de vivre longtemps. Or, des recherches effectuées par l'Université de Californie sous la houlette de Davis Shamatha ont montré que les personnes qui pratiquent la méditation ont une activité télomérase beaucoup plus élevée que les autres. En clair, des télomères plus longs, plus forts, plus efficaces.

  • Elle peut ralentir la progression du virus du VIH

    Une autre étude menée en 2008 sur des patients séropositifs a révélé qu'après s'être adonné huit semaines durant à la méditation, ces derniers n'avaient montré aucun signe de baisse de leurs lymphocytes. Dans le même temps, les patients qui n'avaient pas médité les avaient vu se réduire comme peau de chagrin. Or lymphocytes et globules blancs sont, comme on le sait, le cerveau de notre système immunitaire et d'autant plus importants pour les personnes atteintes du VIH. L'étude a par ailleurs démontré une hausse des niveaux de lymphocytes après chaque séance de méditation. Mais en raison de la taille réduite de l'échantillon, seulement 48 volontaires, ces résultats, aussi encourageants soient-ils, sont bien évidemment à prendre avec des pincettes. Affaire à suivre donc.

  • Ses propriétés anti-douleurs surpassent la morphine

    Nouvelle étude, nouveau bienfait. La Wake Forest Baptist University a constaté que la méditation pouvait réduire l'intensité de la douleur de 40% et son désagrément de 57%. À titre d'exemple, la morphine, pourtant archi reconnue dans ce domaine, n'agit qu'à hauteur de 25%. Comment c'est possible ? Tout simplement en agissant directement dans le cortex somatosensoriel qui est étroitement lié à la perception et au ressenti de la douleur. Les plus pragmatiques d'entre vous diront sûrement que c'est trop beau pour être vrai. Ils n'auront pas forcément tort, puisqu'une fois encore, la faiblesse numérique de l'échantillon de personnes sur lequel l'expérience a été menée impose de ne pas tirer de conclusions définitives.

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