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06/08/2013 05:47 EDT | Actualisé 06/10/2013 05:12 EDT

Les héroïnomanes ont besoin de meilleurs traitements, selon des chercheurs

Le traitement de la dépendance à l'héroïne et autres opioïdes est grandement limité au Canada et aux États-Unis, malgré le fait que les surdoses représentent une cause importante de mort accidentelle, estiment des spécialistes.

Des chercheurs du centre d'étude sur le VIH/SIDA de l'Université de la Colombie-Britannique (B.C. Centre for Excellence in HIV/AIDS) affirment dans un article d'opinion que 325 000 Canadiens sont dépendants à l'héroïne ou à des opioïdes prescrits, comme l'oxycodone.

Aux États-Unis, environ 2,3 millions de personnes sont dépendantes à l'héroïne, qui représente la seconde cause en importance de mort accidentelle, bien que 10 % des héroïnomanes reçoivent des traitements de substitution, par exemple à la méthadone.

Le rapport scientifique recommande que les héroïnomanes puissent bénéficier d'un meilleur accès à la méthadone et à d'autres traitements, par exemple dans les cabinets de médecin, et non plus seulement dans les cliniques communautaires.

On suggère aussi d'offrir une meilleure formation sur les dépendances dans les facultés de médecine et de briser les barrières au financement des traitements.

L'auteur principal du rapport, le Dr Bohdan Nosyk, soutient que l'accès à des traitements reconnus est grandement limité au Canada et aux États-Unis, et que les gouvernements devraient se pencher sur les moyens d'étendre leur aide aux personnes dépendantes.

Le rapport affirme qu'améliorer l'accès aux thérapies de substitution serait un moyen efficace d'aider les héroïnomanes, tout en réduisant les coûts de santé et de justice criminelle.


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