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Verizon au Canada: les rumeurs persistent et Rogers prépare sa riposte

02/08/2013 11:52 EDT | Actualisé 02/10/2013 05:12 EDT
AP

Verizon, le géant américain de la téléphonie mobile, doit tenir une réunion de son conseil d'administration la semaine prochaine, selon le National Post. La nouvelle donne plus de poids encore aux rumeurs voulant que Verizon s'apprête à prendre pied au Canada en achetant Wind Mobile.

Selon les sources du National Post, Verizon serait sur le point de faire une offre formelle à Wind Mobile.

Plusieurs médias avancent que les représentants de Verizon ont entamé il y a quelques semaines des négociations officielles avec la direction de Wind Mobile dans le but d'en devenir le principal actionnaire. VimpelCom, le plus important investisseur dans Wind Mobile, a récemment mis l'entreprise à vendre pour plus de 500 millions de dollars.

Verizon songerait à investir plusieurs centaines de millions de dollars dans le petit fournisseur canadien afin d'en faire un joueur compétitif dans le marché.

L'entrée de Verizon sur le marché national représenterait un changement majeur dans le secteur de la téléphonie mobile qui est actuellement contrôlé par trois joueurs : Bell, Rogers et Telus.

Rogers n'a pas dit son dernier mot

Tout ne serait pas joué dans cette histoire, selon le Globe and Mail. Le quotidien affirme vendredi que Rogers, la plus grande entreprise canadienne en télécommunications, négocie présentement un accord pour décourager Verizon de tenter sa chance au pays. Le Globe and Mail soutient que Rogers souhaite appuyer financièrement un projet d'acquisition de Wind Mobile par la firme d'investissement Birch Hill.

Si l'entente se concrétise, Birch Hill visera une participation qui lui donnerait le contrôle de Wind Mobile grâce à l'aide financière de Rogers. Pour se conformer aux nouvelles règles dictées par Ottawa, Rogers ne serait pas elle-même actionnaire de Wind Mobile.

Ottawa a clairement exprimé en juin sa volonté d'assurer la présence d'au moins un quatrième joueur établi dans chaque marché régional au pays. Le gouvernement a assoupli les règles pour que des compagnies étrangères puissent faire l'acquisition de petites entreprises qui ont moins de 10 % du marché. C'est le cas de Wind Mobile qui compte 600 000 clients.

Telus, Bell et Rogers dénoncent l'arrivée de Verizon au Canada dans un contexte qui favorise indûment ce géant américain, plaident-elles.

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