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L'attentat de Boston n'aurait pu être évité, dit le FBI

02/08/2013 03:43 EDT | Actualisé 01/10/2013 05:12 EDT

Le Federal Bureau of Investigation (FBI) estime qu'il n'aurait rien pu faire de plus pour éviter l'attentat contre le marathon de Boston, qui a fait 3 morts et 264 blessés le 15 avril dernier.

L'agence fédérale explique que les directives et lois qui la régissent ne lui permettaient pas d'obtenir davantage d'information sur Tamerlan Tsarnaev, l'un des auteurs de l'attentat.

Une polémique avait éclaté quand les citoyens américains avaient appris que l'agence de renseignement russe avait déjà demandé au FBI de surveiller l'aîné des frères Tsarnaev, estimant qu'il pouvait représenter une menace. Les Russes indiquaient que ce Tchétchène résidant légalement aux États-Unis était un adepte de l'islam radical.

« La question était de savoir si nous avons fait tout ce que nous pouvions pour aller au bout d'une information que les Russes nous avaient soumise en 2011 », a indiqué à l'AFP un responsable de la police fédérale, sous le couvert de l'anonymat.

La police fédérale avait alors ouvert une enquête sur le suspect, évaluant son passé criminel, son éducation et son utilisation d'Internet.

Les agents avaient également interrogé Tamerlan Tsarnaev et sa famille, mais n'avaient pas l'autorité pour « conduire des fouilles et une surveillance plus intrusive », selon le responsable du FBI.

Deux mois après le début de son enquête, l'agence a fermé le dossier, estimant qu'elle n'avait pas de preuve démontrant que Tamerlan Tsarnaev pouvait être dangereux.

Voyage en Russie

Des membres du Congrès américain et des personnalités publiques, dont l'ex-maire de New York, Rudy Giulani, ont critiqué la décision du FBI de fermer le dossier après avoir enquêté.

Ils dénoncent aussi le fait que l'agence fédérale n'ait pas ouvert de deuxième enquête après que le suspect a effectué un voyage en Russie.

Selon le New York Times, le FBI aurait répliqué en disant que même s'il avait su que le Tchétchène s'était rendu en Russie, il n'avait aucune raison de suspecter quoi que ce soit.

Le quotidien new-yorkais rapporte aussi que des inspecteurs de quatre agences fédérales, dont le Département de la Justice, ont dit vouloir faire équipe pour faire leur propre enquête sur comment le FBI a géré l'information qu'elle a reçue avant les attentats.

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