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Marcel Côté, le Bloomberg de Montréal?

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MARCEL COTE
Patrick Bellerose

S'il est élu maire de Montréal, Marcel Côté compte bien s'inspirer d'un autre homme d'affaires à la tête d'une grande métropole: le maire de New York, Michael Bloomberg.

«Bloomberg est un républicain et un candidat indépendant. Pourtant, dans une ville où il y a six fois plus de démocrates que de républicains, il a réussi à gouverner et c'est un des grands maires [de l'histoire] de New York, dit-il. [...] Il exerce un leadership, il convainc autant la population que les élus d'une solution aux grands enjeux de politique publique, il bâtit une coalition autour des ces solutions-là et les fait adopter.»

Cofondateur de la firme de conseils en gestion SECOR, Marcel Côté s'est lancé dans la course à la mairie le 3 juillet dernier. Âgé de 70 ans, l'homme d'affaires a construit une coalition qui regroupe Vision Montréal, d'ex-membres du parti de Gérald Tremblay (Union Montréal) et des candidats indépendants. Marcel Côté a souvent été décrit comme le candidat du milieu des affaires pour bloquer l'ascension de l'ex-député libéral Denis Coderre.

Un parti... sans ligne de parti

Marcel Côté admet d'emblée qu'il ne croit pas aux partis en politique municipale. Candidat indépendant pour le moment, il prévoit créer une formation politique pour satisfaire aux exigences du Directeur général des élections du Québec. Mais une fois au pouvoir, exit la discipline de parti.

«Je ne dis pas qu'ils n'ont pas leur utilité. Ils sont utiles lors des élections. Mais après, ils deviennent plus des communautés idéologiques que des partis à l'image d'un gouvernement. Ça ne s'applique pas dans une ville», soutient-il.

«Il n'y aura pas de ligne de parti chez nous», ajoute Marcel Côté, affirmant que plusieurs grandes villes nord-américaines sont gérées sans formations politiques.

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Alléger les structures

Parmi ses grandes ambitions pour Montréal, Marcel Côté souhaite alléger les structures de la Ville. S'il est en faveur d'une réduction du nombre d'élus et d'arrondissements à la Ville de Montréal, cet aspect de la gouvernance ne fera pas partie de ses priorités lors d'un premier mandat.

D'autres mesures, moins ambitieuses, pourraient toutefois être appliquées rapidement. Le candidat souhaite «simplifier les structures de la ville centre pour qu'elle soit plus efficace, plus agile.» «Il y a des grands services qui datent de l'ancienne ville et qui avaient leur raison d'être lorsque Montréal était environ la moitié de sa taille actuelle, qui aujourd'hui n'ont plus la même fonction», explique-t-il.

Le candidat n'a pas voulu identifier les services qui pourraient être «allégés», affirmant qu'un comité de sa coalition se penche présentement sur le sujet. Sa plateforme électorale devrait être présentée à la fin du mois d'août.

Créer un Conseil du trésor

Pour réformer la ville, Marcel Côté entend débuter par le comité exécutif. «Mon expérience dans l'entreprise privée m'a appris que lorsqu'on fait du changement, on commence par la tête», lance-t-il. Première initiative, créer un Conseil du trésor chargé d'évaluer «la qualité des dépenses financières», à l'image de ce qui se fait dans les villes de Paris, Washington et New York.

Ce titulaire ne serait responsable d'aucun autre dossier à la Ville. «Ça permettrait de donner une opinion indépendante au conseil de ville», dit-il.

La présence d'un Conseil du trésor aurait évité des dépassements de coûts comme ceux du scandale des compteurs d'eau, croit Marcel Côté. «Ça n'avait aucun sens que le dossier des compteurs d'eau soit mené par le président du comité exécutif», dit-il en référence aux importants dépassements de coûts dans ce dossier mené par Frank Zampino.

Montréal, ville bilingue?

De retour de deux semaines de vacances pendant lesquelles il a «fermé ses dossiers en Europe», le candidat à la mairie de Montréal s'est prêté à une série d'entrevues avec les médias. Petite commotion en début de journée, Marcel Côté a confié à la station de radio anglophone CJAD que Montréal est une ville «bilingue». Le candidat s'est rapidement corrigé en ondes, en affirmant: «Nous devons gérer l'enjeu de la langue à Montréal avec prudence. Montréal est une ville francophone. Le français est la langue commune, mais, d'un autre côté, tout le monde devrait être bilingue».

En entrevue, il précise que les anglophones ont le droit de se faire servir en anglais, tout comme les francophones.

En un mot

Comment qualifieriez-vous, en un seul mot, vos adversaires dans la course à la mairie?

Denis Coderre: «Populiste»

Richard Bergeron: «Rigide»

Mélanie Joly: «Jeune»

Michel Brûlé: «Fougueux»

Qui se présente, qui ne se présente pas?
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