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Rivière Chaudière : consommation d'eau restreinte jusqu'à nouvel ordre

30/07/2013 04:19 EDT | Actualisé 28/09/2013 05:12 EDT

Les résidents des municipalités situées le long de la rivière Chaudière doivent restreindre jusqu'à nouvel ordre leur consommation d'eau. Cet avis sera maintenu tant et aussi longtemps que le ministère de l'Environnement ne donnera pas le feu vert sur la qualité de l'eau.

La découverte d'hydrocarbures dans le fond de l'eau, dans certains secteurs, est une mauvaise nouvelle.

À Saint-Georges, les citoyens se plient aux demandes de la Ville, mais plusieurs s'impatientent. « Il y a des gens qui nous appellent en disant : "Il était prévu que je fasse l'aménagement de mon terrassement parce que j'ai une nouvelle maison. Est-ce que je vais pouvoir le faire bientôt?" La réponse est malheureusement non. Est-ce que vous pouvez patienter un peu? », demande le porte-parole de la Ville de Saint-Georges, Richard Poulin.

Par ailleurs, les municipalités qui puisent leur eau potable dans la rivière Chaudière attendent avec impatience la réponse des trois compagnies responsables du déversement, lors de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, de 5,7 millions de litres de pétrole dans l'environnement. Ces trois compagnies sont la Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA), la Western Petroleum Company et la World Fuel Services.

Lundi, le ministère de l'Environnement a envoyé une ordonnance pour obliger ces compagnies à prendre leurs responsabilités financières.

Dépenses croissantes et non prévues

Pour des municipalités comme Lévis, les dépenses reliées à l'eau potable ne cessent de croître et elles n'étaient pas prévues. La Ville a dû construire trois conduites pour s'approvisionner ailleurs.

« On a des dépenses considérables qui ont été engagées pendant l'été, à Lévis, parce que ce n'est pas rien que de devoir transporter l'eau dans une autre rivière et de faire toute la canalisation pour rendre l'eau potable », souligne la porte-parole de la Ville de Lévis, Lyse Routhier.

Les restrictions demandées aux citoyens de Lévis concernant l'eau potable sont maintenues.

Les municipalités devront s'approvisionner ailleurs que dans la rivière Chaudière tant que le ministère de l'Environnement ne donnera pas le feu vert.

Par ailleurs, la firme SIMEC, mandatée par MMA pour nettoyer les berges de la Rivière Chaudière, confirme qu'il y a bel et bien présence d'hydrocarbures dans le fond de la rivière Chaudière à certains endroits.

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