NOUVELLES

Présidentielle au Mali: Keïta en tête, Cissé conteste

30/07/2013 03:04 EDT | Actualisé 28/09/2013 05:12 EDT

L'ancien premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta dispose d'une avance confortable et pourrait l'emporter dès le premier tour de l'élection présidentielle de dimanche au Mali, a annoncé mardi le ministre de l'Administration territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly.

« Après le dépouillement d'un tiers des bulletins de vote, un candidat, Ibrahim Boubacar Keïta, dispose d'une large avance sur les autres candidats », a dit le ministre à la presse. « S'il maintient [cette avance], il n'y aura pas besoin de second tour. »

L'officier, dont le ministère était chargé d'organiser la consultation, a refusé de donner des chiffres précis aux journalistes mais il a indiqué que les résultats reflétaient le vote à travers le pays et avaient été certifiés par la commission électorale.

L'entourage de son principal rival, l'ancien ministre des Finances Soumaïla Cissé, a aussitôt contesté ces premières données. « Ce que le ministre a dit n'est pas proche de la vérité. [...] Ce qu'il a dit n'est pas juste », a déclaré Gagnon Coulibaly, coordinateur de la campagne de Soumaïla Cissé, évoquant un taux de dépouillement de « 12% » et non du tiers. 

« Il appartient à M. Cissé de faire la preuve de ce qu'il avance en utilisant les canaux légaux existants », a réagi Louis Michel, ancien ministre belge qui préside la mission d'observateurs de l'Union européenne au Mali. « Les imperfections (du scrutin) auront des répercussions aussi bien sur les vainqueurs que sur les perdants. »

Le scrutin a connu une forte participation (53,3 % pour le moment, soit bien supérieur au chiffre record de 40 %) et n'a pas été entaché, comme le redoutaient certains au vu de la situation sécuritaire, par des incidents majeurs.

Les observateurs ont, dans leur majorité, salué la bonne tenue de cette consultation voulue avec insistance par la France, l'ancienne puissance coloniale.

PLUS:rc