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17 attentats coordonnés sèment la mort en Irak

29/07/2013 09:59 EDT | Actualisé 28/09/2013 05:12 EDT

L'Irak risque de basculer dans un nouveau conflit intercommunautaire, prévient le représentant spécial des Nations unies dans la foulée d'une nouvelle série d'attentats coordonnés visant des communautés chiites du pays.

Au moins 48 personnes sont mortes et plusieurs dizaines d'autres ont été blessées lundi matin, lorsque pas moins de 17 voitures piégées ont explosé, essentiellement dans la capitale Bagdad, mais aussi dans le sud du pays, notamment à Mahmoudiya, Kout, Samawa et Bassorah.

Dans le quartier chiite de Sadr City, dans la capitale, un minibus où venaient de monter plusieurs personnes se réunissant au même endroit chaque matin pour trouver du travail a explosé, selon la police et des témoins.

Selon un photographe de l'AFP, le véhicule a été projeté une dizaine de mètres dans les airs par la force de la déflagration.

Les attentats, perpétrés à l'heure de pointe du matin, ont visé la communauté chiite, largement majoritaire dans le pays, et au pouvoir depuis la chute de Saddam Hussein. Ils n'ont pas été revendiqués, mais tous les observateurs y voient l'empreinte de l'État islamique en Irak, incarnation d'Al-Qaïda dans le pays.

Depuis le début de l'année, 3000 à 4000 personnes ont perdu la vie en Irak, dont 700 à 800 pour le seul mois de juillet. Ces violences incessantes font renaître le spectre d'une reprise de la guerre civile qui avait déchiré le pays dans la foulée de l'invasion américaine.

« Je suis extrêmement préoccupé par l'accroissement du niveau des violences qui risquent de faire basculer le pays dans un conflit intercommunautaire », a indiqué Gyorgy Busztin, représentant spécial de l'ONU dans le pays.

M. Busztin plaide pour des actions immédiates et décisives pour mettre un terme à ce « bain de sang insensé ».

Un membre de la commission de la sécurité et de la défense au parlement irakien, Hakim Al-Zamili, a soutenu que ces attaques étaient « étroitement liées aux évasions des prisons de Taji et d'Abou Ghraib », qui ont notamment permis de libérer plusieurs chefs d'Al-Qaïda la semaine dernière.

Le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a d'ailleurs réagi à cette affaire samedi en limogeant le directeur des services pénitentiaires et en ordonnant la mise en détention de certains hauts gradés de la police.

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