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Les cimenteries en arrachent dans l'est du Canada

26/07/2013 01:33 EDT | Actualisé 24/09/2013 05:12 EDT

Les cimenteries du Québec, de l'Ontario et de la Nouvelle-Écosse ont mis à pied quelque 200 employés depuis le mois de mai.

Au Québec, seulement, les cimenteries Lafarge de Saint-Constant et de Saint-Basile, au sud de Montréal, ont renvoyé temporairement 120 d'employés dont quelques dizaines le 8 juillet. Nombre de ces travailleurs devraient toutefois pouvoir reprendre le travail dans la semaine du 5 août. Cependant, la plupart des employés de Lafarge ont opté pour écouler des journées de vacances payées plutôt que de demander de l'assurance-emploi.

Cette situation s'explique par le ralentissement que connaît ce secteur de l'industrie de la construction, selon le directeur de la cimenterie Lafarge, Alex Wijciechowski : « C'est inhabituel d'arrêter comme ça en plein été, alors qu'on s'attend à avoir des ventes de pointe ».

Ralentissement dans la construction

M. Wijciechowski affirme que, depuis l'an dernier, la demande pour le ciment a chuté d'à peu près 30 %. De plus, les intempéries survenues en juin ont empiré la situation. Puis, il y a eu la grève dans le secteur de la construction, que n'avaient pas appréhendée les dirigeants des cimenteries, toujours de l'avis du directeur de l'usine Lafarge.

L'Ouest canadien semble toutefois s'en tirer beaucoup mieux. Il y a beaucoup de construction dans l'ouest du pays grâce à l'exploitation des ressources pétrolières, d'expliquer en substance M. Wijciechowski

De son côté, Luc Papillon, PDG de Ciment Québec, pointe du doigt le gouvernement provincial pour expliquer les difficultés des cimenteries québécoises.

M. Papillon ajoute que les États-Unis sont en surcapacité de production de ciment depuis des années. Enfin, quantité du ciment importé en Amérique du Nord provient de cimenteries asiatiques. 

D'après les informations recueillies par Olivier Bachand et Valérie-Micaela Bain

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