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Le NPD et le STTP dénoncent la fermeture d'un autre comptoir postal à Montréal

25/07/2013 12:38 EDT | Actualisé 24/09/2013 05:12 EDT
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MONTRÉAL - Les députés néo-démocrates de Jeanne Le Ber et de Rosemont-La Petite Patrie, Tyrone Benskin et Alexandre Boulerice, joignent leur voix à celle du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) pour dénoncer la fermeture d'un autre comptoir postal à Montréal, cette fois sur la rue Saint-Jacques dans le sud-ouest de Montréal.

Selon le président de la section montréalaise du STTP, Alain Duguay, la succursale était pourtant très rentable.

Le syndicat souligne qu'il s'agit de la 37e succursale postale publique à fermer ses portes, alors que se multiplient les comptoirs privés de franchisés.

Il accuse la Société canadienne des postes de se livrer à une privatisation déguisée à long terme avec la bénédiction du gouvernement conservateur et de pratiquer, pour y arriver, une stratégie d'étranglement en ouvrant constamment des comptoirs privés à proximité des succursales publiques.

Alain Duguay ajoute que le Québec est particulièrement visé par cette stratégie, notant que sur 37 succursales fermées jusqu'ici, 19 se trouvent au Québec, dont 12 à Montréal.

Pour ce qui est de la succursale visée sur la rue Saint-Jacques, plusieurs usagers, dont de nombreuses personnes âgées, devront maintenant s'adresser à des comptoirs franchisés qui se trouvent plus loin de chez eux.

Des organismes communautaires disposant d'une boîte postale sont également fort mécontents de devoir payer des frais de changement d'adresse et changer toute leur papeterie à grands frais.

De son côté, la Société canadienne des postes affirme que la décision de fermer cette succursale n'est pas encore définitive, malgré l'avis en ce sens affiché à la succursale.

Une porte-parole, Anick Losier, soutient que l'avis de 30 jours représente une forme de consultation publique puisque l'avis invite la clientèle a s'exprimer sur l'impact de la fermeture et que la Société tiendra compte de ces commentaires dans son analyse finale.

Elle a cependant tenu à rappeler que la société de la Couronne ne peut maintenir le statu quo dans ses activités en raison des pertes de revenus importantes provoquées au fil des dernières années par la réduction des volumes de courrier.