DIVERTISSEMENT
21/07/2013 10:36 EDT | Actualisé 20/09/2013 05:12 EDT

Laurent Paquin au Gala Juste pour rire : fête entre amis (VIDÉO)

« Laurent Paquin Is In The House!!! » C'est ainsi que Laurent Paquin s'est lui-même introduit au public, samedi soir, au début de son gala Juste pour rire. Installé derrière une console de DJ, des écouteurs sur les oreilles, l'animateur était entouré de jolies filles qui, toutes de blanc vêtues, se sont trémoussées allègrement au son de sa musique techno. On se serait crus dans une discothèque. On ne pouvait s'y tromper, l'atmosphère était bel et bien à la fête, le thème annoncé de la soirée. Et tous les artistes invités ont bénéficié d'une réponse exceptionnelle de la part du public, qui avait visiblement le cœur à rigoler et qui, au final, a eu droit à plusieurs très bons moments. On avait quelquefois l'impression d'assister à une réunion entre amis.

L'entrée festive de Paquin s'est conclue abruptement lorsque ce dernier a demandé, d'entrée de jeu : « Vous êtes pas écœurés des fêtes, vous autres? » D'une voix exacerbée, il a énuméré les « journées mondiales » les plus saugrenues. « Le 5 février, c'est la journée mondiale du Nutella... Moi, être le Cheez Whiz, je serais en tabarnac! » Il a aussi adressé un clin d'œil aux « traditions plates ». « Les échanges de cadeaux à 10$, ça doit faire 30 ans qu'on est jammés à 10$. Le papier d'emballage coûte plus cher que le cadeau! » Il a terminé son monologue en traitant les Québécois de saoulons... et a reçu un tonnerre d'applaudissements en échange ! Adepte de critique sociale, Laurent Paquin aura trouvé le moyen de s'exprimer même à travers la thématique de la réjouissance, et il s'en est fort bien sorti.

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Le Huffington Post a assisté à la seconde représentation du spectacle, celle de 21h30. Et la salle était particulièrement réceptive et bien réchauffée (sans mauvais jeu de mots, dans le contexte!). À preuve, le premier invité, P-A Méthot, a été accueilli avec une salve de cris de joie. Sa tirade sur les mariages - incluant un savant détour sur les incongruités de Twilight - lui a valu une ovation debout.

Martin Vachon a lui aussi eu beaucoup de succès. L'humoriste et comédien en était à son premier gala Juste pour rire... et ce ne sera certainement pas son dernier! Il a utilisé le prétexte de la Saint-Jean-Baptiste pour parler de la bataille des plaines d'Abraham et dresser un portrait de ce à quoi ressemblerait notre société si l'armée française l'avait emportée. Il est parvenu à insérer de savoureuses imitations de Michael Jackson et de Marc Messier dans son tableau. Intelligent et pertinent.

On oubliera rapidement la saynète réunissant Laurent Paquin, Sylvain Larocque et Stéphane Fallu dans une garde-robe, dans l'attente d'une surprise party. L'assistance, elle, en redemandait. Il faut dire que la chimie entre les trois était palpable, et Fallu a fait mouche avec ses répliques de grand naïf.

Clôture pleine d'affection

Olivier Martineau avait attiré l'attention il y a quelques jours, au gala d'Emmanuel Bilodeau, et s'est encore une fois fait remarquer samedi. Plus que ses chansons grivoises, ce sont ses interactions avec les spectateurs qui ont le plus étonné. « As-tu le projet de tenir ta sacoche toute la soirée? Vas-tu rire à un moment donné? », a-t-il envoyé à une dame. Baveux sans être irrespectueux, Martineau a le ton juste pour taquiner les gens sans les offusquer. Et il a la bouille parfaite pour qu'on lui pardonne à peu près n'importe quoi.

Le personnage d'hystérique un brin schizophrène de François Bellefeuille a encore fait des ravages. Toujours en colère, l'homme s'est servi de la Saint-Valentin pour aborder son propre célibat. Il a détaillé la femme de ses rêves, ou plutôt, de ses cauchemars. « Je ne veux rien savoir de celles qui sont de bonne humeur, les morning sunshine! », a-t-il averti. Il s'est aussi remémoré sa célébration préférée lorsqu'il était enfant : la Fête de la Reine. « Je me déguisais en reine et j'allais faire du porte-à-porte dans mon quartier. J'allais voir le petit peuple. Jugez-moi pas, j'étais haut de même et j'avais bu de la crème de menthe! » Spontanément, le parterre s'est levé de son siège à la fin de sa prestation.

Anthony Kavanagh a raconté une altercation avec un policier, en appuyant son récit de ses fameuses mimiques et de sa gestuelle impayable. Autre triomphe. Puis, avant la tombée du rideau, Laurent Paquin a voulu saluer ses admirateurs en les informant qu'il venait de tenir la barre de son 10e gala Juste pour rire en carrière. Réal Béland, Silvi Tourigny (qu'on regrette de n'avoir pu apprécier dans un numéro bien à elle), François Bellefeuille et François Morency sont alors apparus tour à tour pour adresser un coup de chapeau (parfois pimenté, mais un coup de chapeau quand même), une sorte de mini bien-cuit, à leur hôte. Rapidement, l'attention s'est portée sur François Morency, que Laurent Paquin a pris l'habitude d'embrasser à chaque année sous l'enseigne de Juste pour rire. Tous ont tenté de le convaincre de récidiver pour cet anniversaire important.

« J'aurais besoin de plus de temps, a justifié François pour gagner des secondes. Tout ce que je vois, c'est Susan Boyle! Je ne veux pas relancer le débat, mais je trouve que ça manque de femmes en humour! » Tous ont fini par échanger des baisers entre eux... et Laurent et François ont finalement passé à l'acte, sur l'air de Ce soir l'amour est dans tes yeux, interprétée par la vraie Martine St-Clair, arrivée en surprise. Une clôture un peu facile, mais légère et divertissante, à l'image de l'ensemble.

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