Dans une requête déposée jeudi devant la Cour d'appel du Québec, l'avocat de Mme Sorella, Me Pierre Poupart, reproche à la juge Carol Cohen d'avoir erré en droit, notamment en admettant certains éléments de preuve.

L'avocat lui reproche également d'avoir erré dans ses instructions en droit au jury, notamment sur les questions entourant les notions de doute raisonnable et de certitude et d'unanimité des jurés pour en arriver à un verdict.

Le criminaliste en conclut que les verdicts de culpabilité sont déraisonnables et ne reposent pas sur la preuve.

Les deux victimes, Amanda, 9 ans, et Sabrina, 8 ans, avaient été retrouvées sans vie par leur grand-mère dans la résidence familiale de Laval en mars 2009, dans des circonstances pour le moins étranges.

Les corps, allongés côte à côte dans la salle de jeu, ne portaient aucune marque de violence. Leur mère était absente de la maison lorsque les corps ont été découverts. Elle a toutefois été arrêtée 12 heures plus tard, en pleine nuit, après un accident de voiture.

La cause de la mort des deux enfants n'a jamais pu être établie avec certitude mais la Couronne soutenait la thèse de la privation d'oxygène par l'utilisation d'une chambre hyperbare dont Adèle Sorella avait fait l'acquisition pour traiter des problèmes de santé de Sabrina.