NOUVELLES

Uranium City : Ottawa doit décontaminer, disent des analystes

18/07/2013 07:52 EDT | Actualisé 17/09/2013 05:12 EDT

Le gouvernement fédéral devrait payer pour décontaminer ses anciennes mines d'uranium du nord de la Saskatchewan avant de les transférer à la province, avance un rapport du Centre canadien de politiques alternatives publié cette semaine.

Les chercheurs de la Société environnementale de la Saskatchewan expliquent que des lieux dans la région d'Uranium City sont très pollués.

À certains endroits, le niveau de concentration d'uranium est de 24 fois plus élevé que ce qu'exigent les normes saskatchewanaises pour la protection de la faune aquatique.

Peter Prebble et Ann Coxworth soutiennent que les frais de décontamination, qui pourraient s'élever à plus de 100 millions de dollars, ne devraient pas être payés par les contribuables saskatchewanais.

Ottawa a l'intention de transférer à la province les anciennes mines situées dans la région d'Uranium City, dans l'extrême nord-ouest de la Saskatchewan, d'ici dix ans.

Contamination des bassins hydrographiques

Entre 1952 et 1982, la Société d'État canadienne Eldorado Nuclear a exploité, à des fins militaires et civiles, plusieurs mines d'uranium à l'est d'Uranium City et au nord-est du lac Beaverlodge.

Les mines n'ont pas été décontaminées au moment de leur fermeture.

Selon les chercheurs, cinq bassins hydrographiques sont contaminés l'uranium.

  • Le bassin Ace Creek
  • Le bassin Fulton Creek
  • Le bassin du lac Beaverlodge
  • Le bassin du lac Martin
  • Le bassin de la rivière Crackingstone

L'eau est aussi contaminée par endroits par du radium et du sélénium.

Les concentrations d'uranium dans l'eau de surface du lac Beaverlodge sont sept fois plus élevées que ce que permettent les normes saskatchewanaises pour l'eau potable, selon l'étude, car les sédiments qui se trouvent au fond du lac contaminent continuellement l'eau de surface.

Le ministère provincial de l'Environnement a d'ailleurs imposé une limite hebdomadaire à la consommation d'eau et de poisson par les résidents de la région.

L'eau du lac Athabasca respecte toutefois les normes provinciales.

Procédés de décontamination

L'entreprise saskatchewanaise Cameco est maintenant responsable, au nom de la Société d'État canadienne Eldor, de surveiller et d'entretenir les lieux.

Les chercheurs estiment que Cameco et le gouvernement canadien devraient faire plus pour décontaminer les mines.

Ils suggèrent des méthodes qui selon eux ont fait leurs preuves ailleurs dans le monde, notamment le polissage écologique et la technologie des barrières perméables réactives, qui permettrait de réduire les concentrations d'uranium de 99 %.

PLUS:rc