La nouvelle ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, Shelly Glover, maintient que la nomination de juges bilingues à la Cour suprême du Canada n'est pas essentielle, même si elle est souhaitable.

Interrogée à ce sujet à la radio de Radio-Canada jeudi matin, Mme Glover, qui avait voté contre le projet de loi sur le bilinguisme à la Cour suprême en 2009, a réitéré sa position. Elle explique que l'obligation de trouver des juges bilingues ne permettrait pas de recruter les meilleurs candidats.

Même si le bilinguisme est assurément un atout selon elle, il faut d'abord et avant tout trouver les meilleurs juges pour bien défendre le système de justice.

Par ailleurs, la députée de Saint-Boniface, au Manitoba, se dit un produit de l'immersion. Elle précise qu'elle a à cœur la protection de la langue française et de la culture francophone au pays.

Mme Glover a rejoint le Cabinet fédéral à la suite du remaniement ministériel de lundi.

Réactions dans la communauté francophone

Roger Lepage, un avocat de Regina qui se spécialise dans le droit constitutionnel et qui a défendu de nombreuses causes en français, réfute l'argumentation de Shelly Glover.

Selon lui, le bilinguisme doit être un critère pour devenir juge à la Cour suprême, au même titre que les autres compétences nécessaires pour combler cette fonction.

« Si une personne décide éventuellement de devenir juge, bien, de la même façon qu'il va acquérir les compétences qu'il lui faut pour bien lire, bien écrire, pour développer un bon jugement et un bon sens d'écoute, une des autres compétences qu'il devrait rajouter à son portfolio c'est sa capacité de fonctionner dans les deux langues officielles », explique l'avocat.

« Ce n'est pas vrai de dire que ça limiterait le nombre de personnes qualifiées si on exigeait qu'il [le juge] parle les deux langues officielles », ajoute Roger Lepage.

La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Marie-France Kenny, croit aussi que le bilinguisme devrait être une compétence essentielle pour être juge à la Cour Suprême.

« La question quant à nous du bassin, des avocats bilingues, des juges bilingues, il y en a plein au pays, et cela ne devrait pas être un facteur », fait valoir Mme Kenny.

Des neuf juges qui siègent présentement à la Cour suprême du Canada, deux ne parlent pas français.

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  • Jim Flaherty

    ministre des Finances

  • Tony Clement

    président du Conseil du Trésor

  • Rob Nicholson

    ministre de la Défense nationale (était ministre de la Justice)

  • Peter MacKay

    ministre de la Justice et procureur général du Canada (était ministre de la Défense nationale)

  • John Baird

    ministre des Affaires étrangères

  • Chris Alexander

    ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration

  • Rona Ambrose

    ministre de la Santé (était ministre des Relations intergouvernementales, de l'Environnement et de Parcs Canada)

  • Lisa Raitt

    ministre des Transports (était ministre du Travail)

  • Denis Lebel

    ministre des Infrastructures et des Communautés et ministre des Affaires intergouvernementales et ministre de l'Agence de développement économique du Canada (était ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités et ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec)

  • Gerry Ritz

    ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire

  • Gail Shea

    ministre des Pêches et Océans (était ministre du Revenu national)

  • Joe Oliver

    ministre des Ressources naturelles

  • Diane Finley

    ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux (était ministre des Ressources humaines)

  • Jason Kenney

    ministre de l'Emploi et du Développement social

  • James Moore

    ministre de l'Industrie (était ministre du Patrimoine) Ed Fast, ministre du Commerce international Steven Blaney, ministre de la Sécurité publique (était ministre des Anciens Combattants et ministre de la Francophonie)

  • Ed Fast

    ministre du Commerce international Steven Blaney, ministre de la Sécurité publique (était ministre des Anciens Combattants et ministre de la Francophonie)

  • Steven Blaney

    ministre de la Sécurité publique (était ministre des Anciens Combattants et ministre de la Francophonie)

  • Christian Paradis

    ministre du Développement international et ministre de la Francophonie (était ministre de l'Industrie / ministre d'État (Agriculture) / Lieutenant politique de Stephen Harper au Québec)

  • Shelly Glover

    ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles

  • Bernard Valcourt

    ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien

  • Kerry Lynne Findlay

    ministre du Revenu national

  • Julian Fantino

    ministre des Anciens Combattants

  • Kelli Leitch

    ministre du Travail et ministre du Statut de la femme

  • Leona Aglukkaq

    ministre de l'Environnement, ministre de l'Agence canadienne de développement économique du Nord, ministre du Conseil de l'Articque