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Le musicien néonazi Varg Vikernes clame son innocence

17/07/2013 04:10 EDT | Actualisé 15/09/2013 05:12 EDT

Soupçonné par les autorités françaises de fomenter un attentat, le musicien norvégien Kristian « Varg » Vikernes clame son innocence.

Son avocat affirme qu'il était loin de préparer un acte terroriste. « Il y a lieu de relativiser cette affaire », a dit Me Julien Freyssinet, aux abords du commissariat où le musicien est interrogé depuis mardi, tout comme son épouse.

Les autorités françaises ont arrêté le musicien qu'ils soupçonnent de planifier une « vaste attaque terroriste » et d'être un sympathisant d'Anders Behring Breivik, ce meurtrier qui a fait 77 morts en Norvège en 2011.

« Cet individu, proche de la mouvance néonazie, était susceptible de préparer un acte terroriste d'envergure », écrit le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, dans un communiqué. Le ministre a cependant reconnu qu'il n'y avait pour le moment « ni cible, ni projet identifié ».

L'arrestation est survenue après que le couple se soit procuré des carabines acquises de manière « parfaitement légale et sans cacher quoi que ce soit, dans le cadre d'une philosophie pratiquée par le couple qui est celle du survivalisme », affirme l'avocat du musicien, en précisant que le survivalisme postule qu'une grande catastrophe est susceptible de survenir et qu'il faut donc s'y préparer.

Kristian Vikernes, dit « Varg » (le loup), figure du black metal norvégien, s'est installé en France après avoir été condamné à 21 ans de prison en Norvège dans les années 90 pour avoir tué un membre du groupe Mayhem, le guitariste Oystein Aarseth, alias « Euronymous ». Il a bénéficié d'une libération conditionnelle en 2009.

Natif de Bergen, Vikernes a fait partie, avec son projet musical Burzum, d'un noyau de groupes black metal norvégiens qui rejetaient les conventions musicales et recherchaient le son le plus primitif possible, au début des années 90. Il a par la suite emprunté un chemin plus idéologique, marqué par un rejet de la société norvégienne, et, surtout, du christianisme, mêlé d'un certain racisme. Il a été accusé d'avoir incendié cinq églises, sans toutefois être condamné, faute de preuves.

Dans une entrevue accordée alors qu'il était toujours en détention, dans le cadre du documentaire Until the light takes us sorti en 2008, Vikernes affirmait que pour changer une société qui ne correspond pas à ce qu'on veut, il faut « commencer par effacer ce qui existe ».

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