Les Montréalais ne sont pas toujours à l'abri de la chaleur intense quand ils prennent le transport collectif. En effet, peu de bus de la Société de transport de Montréal (STM) sont climatisés.

Un texte d'Ahmed Kouaou

Sur les 1700 autobus que compte la flotte de la STM, seulement une dizaine sont dotés de l'air conditionné. La proportion est insignifiante quand on sait que dans les autres grandes villes canadiennes, comme Ottawa et Toronto, tous les véhicules de transport public sont climatisés.

La STM dit être consciente de cet enjeu, mais explique que munir toute sa flotte d'air conditionné aurait des effets sur l'environnement, puisque les véhicules consommeraient plus de carburant. Elle appréhende aussi un impact sur les coûts, dont la facture pourrait être refilée aux usagers.

« Le fait d'avoir la climatisation, ça nécessite beaucoup plus de carburant que de ne pas en avoir et ça génère aussi de la chaleur. Donc, sur le plan de l'environnement, ce n'est pas gagné d'avance, et sur le plan des coûts, non plus, explique Isabelle Tremblay, porte-parole de la STM. C'est pour ça qu'on veut poursuivre les études, justement pour essayer de trouver la meilleure solution technologique et améliorer aussi le confort des clients ».

Climatiser pour séduire

Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, ne voit pas la problématique du même œil. Pour lui, la STM doit assurer le maximum de confort aux usagers afin de ne pas les laisser succomber à la tentation de la voiture.

« Si les transports collectifs sont climatisés, s'ils offrent un excellent service, c'est comme ça que les gens vont prendre les transports collectifs plutôt que leur auto. En Europe, les ménages sont aussi motorisés que nous le sommes, mais dans leurs déplacements urbains, ils utilisent beaucoup plus le transport collectif », explique-t-il.

Selon Nova Bus, le fournisseur de la STM, un autobus standard avec climatisation coûte de 12 000 à 15 000 $ de plus. L'entreprise affirme que la plupart de ses clients en Amérique du Nord optent pour l'air conditionné à bord de leurs véhicules.

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    Si ce n’était pas du lien entre de la Concorde et du train de banlieue vers Blainville/Saint-Jérôme, seuls les résidants de ce secteur de Laval-des-Rapides emprunteraient la station. Complètement déclassée par les deux autres stations lavalloises qui l’encadrent et où l’on trouve les terminus d’autobus, de la Concorde est toutefois un succès sur le plan architectural. C’est lumineux, ça respire et c’est cohérent. Cinquième station la moins achalandée du réseau, bien peu de gens peuvent cependant en profiter.

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