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La Grèce paralysée par la grève

16/07/2013 06:10 EDT | Actualisé 15/09/2013 05:12 EDT

Les trains sont à l'arrêt et les hôpitaux fonctionnent avec un personnel réduit mardi en Grèce où un appel à la grève a été lancé dans le secteur public pour protester contre le projet du gouvernement de supprimer plusieurs milliers d'emplois.

Les vols vers Athènes et au départ de la capitale devraient également être perturbés, les syndicats de l'aviation civile ayant prévu un arrêt de travail de quatre heures.

Un rassemblement devant le parlement à Athènes est prévu en point d'orgue de la journée. Des employés municipaux, des salariés du secteur bancaire ou encore des journalistes devraient y participer.

Le gouvernement s'est engagé à réformer le secteur public et à réduire le nombre de fonctionnaires en échange d'une aide supplémentaire de ses créanciers internationaux.

Quelque 12 000 salariés du secteur public doivent être placés à partir de septembre dans un « groupe de mobilité ». Ils auront alors huit mois pour trouver un travail ailleurs ou être licenciés. Ce nombre sera porté à 25 000 à la fin de l'année.

« Non » aux sacrifices

Ces nouveaux sacrifices demandés sont mal acceptés dans un pays où le taux de chômage frôle 27 % de la population active.

« Nous poursuivons notre combat pour qu'il soit mis fin aux politiques qui anéantissent les travailleurs et qui mènent l'économie dans une récession encore plus grande », explique le syndicat du secteur privé GSEE, qui a appelé à la grève avec le syndicat du secteur public Adedy.

Représentant 2,5 millions de salariés, les deux syndicats ont organisé de nombreuses manifestations depuis le début de la crise de la dette en Grèce à la fin 2009.

La manifestation de mardi intervient à la veille d'un vote du parlement sur les réformes mises au point par la Grèce avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), condition pour obtenir une nouvelle aide de 6,8 milliards d'euros (9,2 milliards de dollars).

Parmi les mesures prévues par la loi figurent des suppressions d'emplois dans le secteur public, notamment dans l'enseignement et les forces de police municipale.

De nouvelles manifestations de protestation sont attendues jeudi avec l'arrivée en Grèce du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. L'Allemagne est considérée par les Grecs comme le pays responsable de l'austérité qui les frappe.

Reuters

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