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Ce que les maires ont laissé à Montréal (PHOTOS)

15/07/2013 12:40 EDT | Actualisé 16/07/2013 10:35 EDT
Getty

Depuis quelques temps, Montréal a mal à ses maires. Histoire de réhabiliter la fonction en attendant les prochaines élections municipales, rappelons quelques réalisations de quelques maires de Montréal notoires… et moins notoires.

Ce que les maires ont laissé à Montréal

1. Aldis Bernard et les grands parcs

Maire entre 1873 et 1875, on lui doit le parc Lafontaine, le parc du mont Royal, le parc de l’île Sainte-Hélène et le carré Dominion. Outre avoir donné aux Montréalais plusieurs grands parcs, il leur interdit de garder des cochons dans les limites de la municipalité.

2. William Workman et l’hôtel de ville

La construction du magnifique bâtiment du Vieux-Montréal a débuté en 1872 sous la mairie de William Workman. Si certains de ses contemporains le prenaient pour un fou, tant il rêve d’un édifice grandiose, nos contemporains y lisent une certaine mégalomanie. Malheureusement pour lui, c’est son successeur qui, à la fin des travaux en 1878, sera le premier à y exercer ses fonctions officielles. Du bâtiment original, seules les façades extérieures ont survécu après le terrible incendie de 1922.

3. Sévère Rivard et l’éclairage urbain

Maire de 1879 à 1881, mais auparavant président du comité de l’éclairage de la Ville de Montréal, c’est sous son leadership que Montréal devient la première ville au Canada à utiliser l’éclairage urbain électrique, en 1878.

4. Camilien Houde et les vespasiennes

Les vespasiennes, ces toilettes publiques pour hommes construites à partir de 1834 en France, font leur apparition à Montréal au début des années 1930. Camilien Houde, qui portait le surnom de « Monsieur Montréal », laissera aussi son nom à ces drôles d’urinoirs : les « camiliennes ». On en retrouve encore quelques-unes aujourd’hui, dont celles du carré Saint-Louis, reconverties en crèmerie.

Un extrait de film datant de 1932 sur les camiliennes

Excellentes photos des vespasiennes de Montréal

5. Sarto Fournier et l’autoroute métropolitaine

On croit souvent que Jean Drapeau est derrière l’aménagement de cette partie de l’autoroute 40. C’est que Sarto Fournier (1957-1960) a ravi le temps d’un mandat le pouvoir de Drapeau. C’est pourquoi on l’inaugure sous sa mairie. La plus grande réalisation de Fournier? Avoir déposé la candidature de Montréal pour Expo 1967. Pour la petite histoire, Moscou avait d’abord été choisie. Mais comme la ville russe s’est désistée, ce n’est qu’en 1962, alors que Drapeau a récupéré son siège, que Montréal est officiellement sélectionnée!

6. Jean Drapeau et le Métro

À Montréal, il fut l’homme de la situation pendant plus de 30 ans. On lui doit le métro, l’aménagement de l’île Sainte-Hélène pour Expo 67, la Place des Arts, les Jeux olympiques de 1976. On n’a pas aimé son coût, mais que seraient les cartes postales de Montréal sans le stade olympique?

7. Jean Doré et le Biodôme

Aménagé dans l’ancien vélodrome du Stade olympique, le Biodôme ouvre ses portes en 1992 dans le cadre du 350e anniversaire de la ville. Le maire Jean Doré (1986-1994) est derrière l’organisation des festivités qui verront aussi l’ouverture du musée Pointe-à-Callière, dans le Vieux-Montréal, et l’aménagement du jardin chinois du Jardin botanique.

8. Pierre Bourque et le canal de Lachine

En 1997, Pierre Bourque (1994-2001) reçoit l’autorisation du gouvernement fédéral de revaloriser le canal de Lachine et y permettre la navigation de plaisance. Le but? Mettre en valeur le passé industriel de la ville. Si la fameuse piste cyclable est déjà ouverte en 1997, le projet de Bourque vient compléter les efforts de Parcs Canada. On attribue souvent à Pierre Bourque l’ouverture du Biodôme. C’est bel et bien le cas, mais Géranium 1er était directeur du Jardin botanique lors son ouverture, et non maire de Montréal.

9. Gérald Tremblay et le Bixi

Il est parti en disgrâce et on risque de se souvenir de lui beaucoup plus pour la commission Charbonneau que pour l’implantation des vélos libre-service Bixi. Il faut tout de même le reconnaître, Montréal a de la gueule, pendant l’été, quand le Bixi reprend du service.