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Le personnel infirmier de l'Hôtel-Dieu de Lévis exprime son ras-le-bol

14/07/2013 09:42 EDT | Actualisé 13/09/2013 05:12 EDT

La tension est vive à l'urgence de l'Hôtel-Dieu de Lévis. Des membres du personnel infirmier dénoncent la charge de travail imposée par la direction de l'établissement et ont décidé de manifester leur colère, dimanche matin, en refusant de faire des heures supplémentaires.

Les services d'urgence sont perturbés depuis 8 h, en raison d'une action spontanée déclenchée par les infirmiers et infirmières au moment du changement de quart de travail. Les infirmiers et infirmières de jour qui devaient remplacer leurs collègues de nuit ont refusé de le faire.

Une règle déontologique à l'Hôtel-Dieu de Lévis fait cependant en sorte qu'un infirmier ne peut quitter l'établissement sans être remplacé à la fin de son quart de travail.

Le personnel infirmier et la direction de l'établissement sont présentement réunis dans une salle à l'intérieur de l'hôpital. Des représentants syndicaux sont attendus sur place.

Les infirmiers et infirmières dénoncent la hausse fulgurante des heures supplémentaires obligatoires et la surcharge de travail. « Les patients n'arrêtent pas de rentrer. On a de la misère à subvenir aux besoins, surtout en stabilisation, où les patients ne vont pas bien », déplore Karine Côté, une infirmière auxiliaire de l'Hôtel-Dieu de Lévis.

Cette dernière affirme que les membres du personnel infirmier sont à bout de souffle. Mme Côté lance un cri du cœur. « Ils sont épuisés, je ne peux pas les aider, ils pleurent sans arrêt », dit-elle.

Les moyens de pression des infirmiers et infirmières surviennent dans des circonstances particulières. En juin, deux infirmières auxiliaires de l'Hôtel-Dieu de Lévis se sont enlevées la vie à moins de trois semaines d'intervalle, ce qui a forcé la direction à mettre en place un programme de soutien pour ses employés.

Le syndicat refuse toutefois de faire un lien direct entre ces deux décès et la surcharge de travail.

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