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Une pièce d'aiguillage serait à l'origine du déraillement au sud de Paris

13/07/2013 06:00 EDT | Actualisé 12/09/2013 05:12 EDT

La Société nationale des chemins de fer (SNCF) affirme qu'une pièce défaillante de l'aiguillage aurait provoqué le déraillement qui est survenu vendredi, au sud de Paris, faisant six morts.

Le train, qui transportait quelque 370 personnes, effectuait la liaison entre Paris et Limoges. Il a déraillé dans la gare de Brétigny-sur-Orge, au sud de la capitale.

Lors d'un bref point de presse, Pierre Izard, responsable du service infrastructures de la SNCF, a indiqué qu'une éclisse, une pièce qui assure la liaison avec la voie, s'est détachée, et « est venue se loger au centre de l'aiguillage » situé à quelque 200 mètres en amont de la gare.

« À cet endroit, elle a empêché le passage des roues du trainet elle aurait provoqué le déraillement », a-t-il dit. Le 4 juillet dernier, l'aiguillage avait été vérifié lors de l'inspection régulière, selon le président de Réseau ferré de France, Jean-Claude Rapoport.

Trois enquêtes ont été lancées pour faire la lumière sur les raisons de l'accident.

Aucun train ne circulait samedi, une journée de grands départs en France, entre Paris-Austerlitz et Orléans, Limoges et Toulouse. La SNCF a invité les usagers à reporter leur voyage. 

Dans toutes les gares du pays, une minute de silence a été observée à midi en mémoire des victimes.

Le bilan des victimes ne s'est pas alourdi restant à six morts (quatre hommes et deux femmes de 19 à 82 ans), mais le nombre de blessés graves est passé de huit à neuf sur les 192 blessés. Les secouristes ont travaillé toute la nuit pour tenter de trouver d'éventuelles victimes.

Le ministre français des Transports, Frédéric Cuvillier, a louangé le travail du conducteur du convoi sur les ondes de la station de radio RTL. Il a précisé que les actions du conducteur avaient permis d'éviter une collision avec un train qui arrivait en sens inverse.

Vétusté dénoncée

Frédéric Cuvillier en a profité pour faire un plaidoyer en faveur de la modernisation du matériel roulant. « Le constat est sévère avec une dégradation ces dernières années faute de moyens consacrés aux lignes classiques », a-t-il affirmé.

L'association des voyageurs-usagers a aussi dénoncé « la vétusté » des trains français et des « convois de bric et de broc ».

Hollande sur place

François Hollande a chamboulé son horaire à Paris pour se rendre sur les lieux du drame, vendredi soir. « La France est un pays qui est capable, quand il y a une catastrophe, de faire face », a déclaré le président de la République. Il a du même coup promis de faire toute la lumière sur les circonstances de l'accident.

Selon les premières constatations, il semble que le train soit entré en gare sous la vitesse maximale autorisée.

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