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Le Sénat du Texas adopte une série de mesures restreignant l'accès à l'avortement

13/07/2013 10:39 EDT | Actualisé 12/09/2013 05:12 EDT
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AUSTIN, TX - NOVEMBER 24: Students from the University of Texas hold signs during a rally in favor of abortion rights November 24,2003 in Austin, Texas. The rally was organized by students in light of recent national political developments, such as the passage of the 'partial birth abortion' prohibition, and local developments, which include the stoppage of the construction of a Planned Parenthood clinic by pro-life supporters. (Photo by Jana Birchum/Getty Images)

AUSTIN, États-Unis - Les républicains de la législature du Texas ont adopté un projet de loi omnibus sur l'avortement qui est l'un des plus restrictifs des États-Unis, mais les démocrates se sont engagés samedi à le combattre devant les tribunaux et dans l'isoloir, alors qu'ils ont utilisé la nouvelle loi pour rallier leurs partisans.

Plus de 2000 protestataires ont envahi le Capitole, à Austin, pour manifester leur opposition au projet de loi, incluant six personnes qui ont été traînées à l'extérieur du Sénat pour avoir tenté d'interrompre les débats. La majorité républicaine a adopté le projet de loi sans y apporter de changements tout juste avant minuit, vendredi, tous les démocrates sauf un s'y opposant.

Selon le gouverneur Rick Perry, qui doit entériner la loi dans les prochains jours, il s'agit de la «dernière étape» d'une «mesure historique pour «protéger la vie».

Les démocrates ont promis de contester la loi en cour.

La législation doit interdire les avortements après la 20e semaine de grossesse, obligera les médecins effectuant des avortements à détenir des privilèges d'admission à un hôpital avoisinant, et forcera tous les avortements à avoir lieu dans des centres chirurgicaux.

Seules cinq des 42 cliniques d'avortement existantes dans l'État répondent aux critères exigés d'un centre chirurgical, et leurs propriétaires disent ne pas avoir les moyens de changer de statut ou de déménager.

«Il y aura une poursuite, je vous le promets», a lancé le sénateur de Dallas Royce West, sur le parquet du Sénat, en levant la main droite comme s'il prêtait serment.

Le gouverneur Perry estime, pour sa part, que le projet de loi est inattaquable. Un porte-parole de M. Perry a précisé que celui-ci signerait le projet de loi vers le milieu de la semaine.

«Nous ne l'aurions pas adopté si nous ne pensions pas qu'il était constitutionnel», a déclaré M. Perry à des journalistes.

Le gouverneur a confié que certaines personnes croient que le projet de loi va trop loin, «mais pas la plupart des Texans», a-t-il ajouté.

Les démocrates ont proposé 20 amendements à la loi, y compris des exceptions dans des cas de viol ou d'inceste, en plus d'accorder aux médecins plus de latitude pour prescrire des médicaments provoquant des interruptions de grossesse. Les républicains les ont cependant tous rejetés.

Le projet de loi est l'une des nombreuses législations présentées cette année dans des États républicains par des groupes anti-avortement visant à contester la décision Roe v. Wade de la Cour suprême, en 1973, qui a permis aux femmes d'obtenir des avortements jusqu'à ce que le foetus puisse survivre par lui-même. Ce moment survient habituellement entre la 22e et la 24e semaine de grossesse.

Le Parti républicain du Texas a célébré ce qu'il considère comme une importante victoire qui fait de l'État «un leader national en matière de législation pro-vie».

Selon Cecile Richards, fille de l'ex-gouverneure du Texas Anne Richards et présidente de Planned Parenthood, les républicains du Texas et les opposants à l'avortement ont remporté cette joute politique, mais cela pourrait leur coûter cher plus tard.

L'engagement des militants démocrates sera testé lors des élections de 2014. Les démocrates n'ont pas remporté de sièges à l'échelle de l'État depuis 1994.

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