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« Une vitrine pour les athlètes » - Benoît Huot

09/07/2013 04:53 EDT | Actualisé 07/09/2013 05:12 EDT

Un nombre record de pays, soit 56, participera aux Mondiaux de natation paralympique de Montréal, du 12 au 18 août. De quoi rendre Benoît Huot très fier.

Un texte de Marie Malchelosse 

Dans un peu plus d'un mois, Montréal recevra les 6es Championnats du monde de natation paralympique. C'est la première fois que ces Mondiaux sont présentés en terre nord-américaine.

L'événement, présenté au Complexe aquatique du Parc Jean-Drapeau du 12 au 18 août, attirera 500 athlètes et un nombre record de 56 pays. Les participants prendront part à 24 épreuves au cours de la semaine.

Les disciplines paralympiques ont connu un élan sans précédent aux Jeux de Londres l'été dernier avec des records d'assistance et d'heures de diffusion télévisuelle. Montréal entend bien alimenter cette vague de popularité qui gagnera en volume d'ici aux Jeux Para-panaméricains de Toronto, dans deux ans.

Le nageur québecois Benoît Huot a participé activement à candidature de Montréal auprès du Comité paralympique international. Ses coéquipiers de l'équipe canadienne et lui ont appris que le Canada serait l'hôte avant même la fin des Jeux paralympiques de Londres. Il fallait maintenant décider d'une ville.

« Il y avait plusieurs autres villes à l'extérieur du Québec qui espéraient avoir ces Championnats, mais Natation Canada voulait aussi que ce soit à Montréal. On a travaillé fort, et de vivre ça en fin de carrière, c'est vraiment spécial! », s'est réjoui Huot.

Le médaillé d'or du 200 mètres 4 nages des Jeux paralymiques de Londres a fait l'aller-retour de Floride où il est à l'entraînement pour assister au lancement des Mondiaux.

« La visibilité et la vitrine que cet événement-là va donner pour les jeunes athlètes ayant un handicap, peut-être que ça va les inspirer à faire du sport. C'est vraiment ça qui m'interpelle, et c'est pour ça que je suis ici », explique Huot.

Mais les règlements du Comité international paralympique sont strictes et il a fallu s'assurer que les installations montréalaises étaient conformes.

« Pour les athlètes avec un handicap visuel, c'est pas facile de nager avec le soleil et là, la piscine extérieure... Il y a eu beaucoup de négociations qui ont été faites », se souvient le volubile nageur.

 Le plaisir de rivaliser avec l'élite mondiale devant la famille et les amis est aussi partagé par Aurélie Rivard.

« C'est vraiment un rêve qui se réalise. Je voyais à Londres comment les athlètes de la Grande-Bretagne se faisaient accueillir, applaudir et je voulais être eux! », explique-t-elle.

La nageuse de 17 ans en sera à ses deuxièmes Championnats du monde. Elle avait remporté une médaille d'argent à Londres, dans l'épreuve du 400 mètres style libre.

« Je veux gagner. Je veux battre celle qui a gagné à Londres! », affirme-t-elle.

L'équipe canadienne se donne rendez-vous à Gatineau à compter du 31 juillet pour un camp d'entraînement préparatoire.

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