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La FIA bouge aussi

09/07/2013 04:01 EDT | Actualisé 07/09/2013 05:12 EDT

La FIA veut imposer immédiatement deux règlements prévus pour 2014 afin d'améliorer la sécurité dans les puits lors des courses de F1.  

Vingt quatre heures après la décision de Bernie Ecclestone d'imposer aux cameramen de travailler du muret des puits à partir du Grand Prix de Hongrie, la FIA a décidé de devancer l'introduction de nouvelles règles(prévues pour 2014)  visant à améliorer la sécurité dans les puits.   

Il s'agit des articles 23.11 et 30.2 du règlement sportif de 2014. 

  • L'article 23.11 stipule que les membres des équipes travaillant sur les voitures dans les puits doivent porter des casques (head protection).
  • L'article 30.2 stipule que la vitesse de passage dans les puits sera réduit à 80 km/h (au lieu de 100 km/h). Elle est déjà de 60 km/h à Melbourne, à Monaco, à Singapour.

La FIA a prévenu par télécopie les membres du Conseil mondial de la FIA, qui doivent entériner (ou non) la proposition. La FIA précise qu'elle demande en plus que l'accès à la ligne des puits soit réservé aux commissaires et membres des équipes durant les essais libres et les qualifications. Les membres de la presse devront rester sur le muret. 

Ces mesures ne peuvent qu'améliorer la sécurité dans les puits, mais l'article 23.11 ne parle pas du personnel affecté à la retransmission télévisée des courses, et l'accident dont a été victime le caméraman n'a rien à voir avec la vitesse à laquelle roulait Mark Webber dans les puits.

L'accident est le résultat d'une erreur dans la procédure d'arrêt aux puits de l'équipe Red Bull. C'est pour cela que la FIA a précisé qu'elle avait demandé à Red Bull poiur mercredi un rapport écrit sur le cafouillage durant l'arrêt aux puits.

« Ce rapport sera distribué aux autres équipes, pour tenter d'améliorer ala sécurité dans les puits », écrit la FIA dans un communiqué.    

C'est justement ce que Red Bull comptait faire: comprendre ce qui s'est passé. 

« Sur chaque pistolet pneumatique, il y a un bouton vert sur lequel le mécanicien appuie quand il a fini de serrer l'écrou de la roue pour signaler que tout est OK, rappelle le conseiller F1 de Red Bull Helmut Marko à la télévision autrichienne Servus TV. Or dans le cas de la roue mal vissée, le mécanicien s'y est repris à deux fois, et a appuyé sur le bouton par erreur, même s'il n'avait pas réussi à bien visser la roue. C'est une erreur humaine. »

« Nous avons ensuite demandé aux mécaniciens de s'assurer que tout était OK avant de renvoyer les pilote en piste, même s'il fallait y perdre une seconde », a révélé M. Marko.

Une des solutions proposées par la presse spécialisée serait de réduire le nombre de personnes travaillant sur la voiture lors des arrêts aux puits.

« Les arrêts aux puits sont aujour'hui de 2,5 secondes, c'est trop rapide pour qu'on puisse déceler à l'oeil une erreur dans la procédure. Si Mark Webber est reparti, c'est qu'on n'a pas vu qu'il y avait un problème avec la roue arrière droite. Il faut diminuer le nombre de personnes autour de la voiture, pour rallonger les arrêts afin de diminuer la pression sur les épaules des mécaniciens », a suggéré l'ancien directeur technique Gary Anderson, devenu analyste technique pour la BBC.   

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