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Les villes riveraines de la Chaudière se tournent vers d'autres sources d'eau

08/07/2013 12:10 EDT | Actualisé 07/09/2013 05:12 EDT

Plusieurs municipalités riveraines de la rivière Chaudière se tournent depuis dimanche vers d'autres sources d'approvisionnement en eau potable. Ces mesures ont été prises à la suite du déversement d'environ 100 000 litres d'hydrocarbures dans la rivière, une conséquence directe du déraillement catastrophique survenu à Lac-Mégantic.

À Saint-Georges, en Beauce, où des estacades ont été installées sur la rivière Chaudière, les autorités ont décidé de puiser leur eau dans l'ancienne source du lac Poulin.

« Je suis passé au plan B. J'ai fermé complètement la prise d'eau de la Ville de Saint-Georges qui dessert 24 000 personnes sur 32 000. On est alimenté actuellement par la conduite du lac Poulin », explique le directeur des Services techniques à la Ville de Saint-Georges, Alain Roy.

Lévis puise dans la rivière Beaurivage

Du côté de Lévis, une trentaine d'ouvriers sont à pied d'oeuvre depuis dimanche soir pour installer une conduite temporaire qui permettra de pomper de l'eau de la rivière Beaurivage pour l'acheminer à l'usine de traitement d'eau de Charny.

La Ville a pris cette décision après que le ministère de l'Environnement l'a informée qu'une certaine quantité d'hydrocarbures a traversé les estacades mises en place à Saint-Georges.

De son côté, la Ville de Sainte-Marie s'approvisionne depuis quelques heures dans la rivière Carter pour alimenter son usine de filtration.

Un pipeline d'une longueur de 3,1 kilomètres est en construction le long de la piste cyclable pour amener de l'eau de la rivière Chassé dans la rivière Carter.

La municipalité veut aussi remettre en fonction son ancienne usine de filtration. Selon le maire Rosaire Simoneau, ces mesures seront suffisantes pour alimenter en eau potable toute la population de Sainte-Marie.

Le ministère de l'Environnement mène présentement des tests pour mesurer la qualité de l'eau. Les résultats devraient connus lundi.

Habituellement, une dizaine de municipalités de la région de Chaudière-Appalaches puisent leur eau potable directement dans la rivière Chaudière.

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