Lac-Mégantic : «C'est comme un site de guerre» - Stephen Harper (VIDÉO)

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Plusieurs politiciens, dont le premier ministre du Canada, Stephen Harper, sont à Lac-Mégantic au lendemain de la catastrophe ferroviaire qui a ravagé le centre-ville de la petite municipalité estrienne.

Le premier ministre a survolé les lieux en hélicoptère avant de s'adresser aux médias. Il a qualifié la zone de « site de guerre. C'est incroyable, c'est difficile d'imaginer si on n'est pas ici [...] Les Canadiens à travers le pays pensent à cette communauté [de Lac-Mégantic] ».

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Questionné à savoir s'il avait l'intention d'agir pour empêcher d'autres catastrophes ferroviaires impliquant des matières dangereuses, le premier ministre s'est montré prudent. « Il est essentiel de ne pas faire de commentaires sur la situation avant de recevoir tous les faits », bien qu'il juge « préoccupantes » certaines informations reçues. Il s'est aussi gardé de blâmer la compagnie américaine Montreal, Maine and Atlantic Railway, qui est invisible depuis le drame.

Stephen Harper estime aussi qu'il est trop tôt pour discuter d'une éventuelle aide financière fédérale.

Le chef du Nouveau Parti démocratique et de l'opposition officielle, Thomas Mulcair, a survolé un peu plus tôt le territoire de la municipalité avant de se rendre sur le lieu de l'explosion. Il a rencontré par la suite les autorités locales.

M. Mulcair a effectué un parallèle entre les inondations dans la ville de High River en Alberta et la tragédie à Lac-Mégantic. « À High River,[c'est] une dévastation complète causée par la nature et on ne pouvait rien sur le plan humain pour l'arrêter et ici c'est un fait humain [...] Aujourd'hui on partage la peine des familles éplorées [...] c'est sûr qu'il y a beaucoup de questions et les gens méritent des réponses », a-t-il dit. Il a terminé le point de presse en disant que : « l'un des premiers devoirs d'un gouvernement est de veiller à la sécurité du public ».

Le député de Québec solidaire Amir Khadir se trouvait en camping dans la région, lorsqu'il a appris la nouvelle de la tragédie. Il a participé au déchargement de bouteilles d'eau d'un camion. Le député a souligné les efforts de coordination des différents paliers gouvernementaux, mais a tout de même indiqué :« c'est sûr qu'on aurait souhaité le même souci pour ce genre de risque avant, par les autorités fédérales ».

Le député a abordé la question de la consommation des produits pétroliers. Il suggère que cette tragédie soit le « choc » pour prendre des mesures « pour que notre économie soit moins dépendante du pétrole [...] et que l'on cesse d'être des spectateurs du transport du pétrole sur notre territoire ». Pour appuyer son argumentation, il a cité en exemple le travail du député libéral Ghislain Bolduc, qui s'intéresse à l'élaboration de piles à hydrogènes comme source d'énergie alternative.

Le ministre de la Santé et ministre responsable de la région de l'Estrie, Réjean Hébert, qui était déjà sur lieux samedi, a souligné le travail des 38 intervenants psychosociaux pour identifier les personnes en crise. Il encourage les gens à utiliser les ressources d'aide mises en place pour eux.

Samedi, la première ministre du Québec, Pauline Marois, s'est rendue à Lac-Mégantic. Elle a offert le soutien de son gouvernement aux personnes touchées et aux autorités municipales.